V. ci-dessus, p. 30, note
qui leur parut telle qu'ils crurent y devoir prendre part et être obligés de louer le zèle qu'il avait fait paraître en l'observation des règlements du clergé. MM. les archevêques d'Arles et de Bordeaux, et MM. les évêques de Meaux, de Grasse et de Châlons-sur-Marne furent commis pour examiner les pièces produites par M. l'archevêque de Sens, conférer ensemble des moyens les plus propres pour châtier la faute des Frères Capucins, dresser le projet d'une lettre circulaire pour en avertir MM. les prélats, et en faire rapport à l'Assemblée au mercredi de la semaine suivante afin d'y prendre une mûre délibération. Il fut encore arrêté que si les Capucins s'y présentaient et voulaient revenir à leur devoir, et rendre à M. l'archevêque de Sens la soumission qu'ils lui devaient, ou plutôt à l'Église, de la cause de laquelle il s'agissait en cette affaire, subissant les ordres établis par elle pour l'administration des sacrements et pour la prédication de la parole de Dieu, on était prêt à les recevoir avec toute sorte de bonté et d'oublier les choses passées.
Frère Alphonse de Paris, provincial de la province de France, accompagné de Frère Mathieu de Reims, premier définiteur et gardien du couvent de "Saint-Honoré, se présenta à l'assemblée de MM. les commissaires qui se tenait au logis de M. l'archevêque d'Arles, et enfin, après plusieurs propositions faites de part et d'autre, ce promoteur demeura d'accord de ratifier et de signer les mêmes articles qui avaient été passes entre M. l'archevêque de Sens et les Capucins des monastères de Joigny et de Saint- Florentin ; et de plus il dressa lui-même un écrit portant la satisfaction que MM. les commissaires jugèrent devoir être faite à cet archevêque dans les paroisses des lieux. Les termes en étaient si doux qu'on peut dire qu'à prendre les choses dans la justice un peu exacte, l'injure qu'avait reçue l'autorité épiscopale était assez faiblement réparée par ceux qui méritaient un assez sévère châtiment, pour leurs désobéissances et pour plusieurs irrévérences commises contre sa personne. Il se relâcha le premier de son droit et remit ses injures particulières d'une manière très chrétienne, pour ne pas donner sujet de rompre au provincial qui témoigna en tout son procédé être si sensible, pour ne pas dire si délicat, sur le point d'honneur et sur l'offense