Ms. s'étaient promis
et qui était en sa main droite, le Roi était peint assis dans un trône, ayant à son côté droit une fille qui représentait la Concorde et qui tenait en sa main un trousseau de flèches. A sa main gauche et près de lui était représenté un jeune homme dont la tête était enflammée, qui avait des ailes d'ange, avec cet écriteau : Zèle divin, et il tenait en sa main droite un cœur d'où sortaient des flammes. Aux pieds du roi était une fille qui portait pour titre : la Piété, qui tenait les mains jointes, le regardait et avait sur ses genoux un livre sur lequel il y avait un crucifix. Près d'elle était la Justice, qui regardait le roi et qui tenait en sa main gauche des foudres et une épée nue en sa main droite ; et le roi était représenté comme lui marquant avec son sceptre de poursuivre et de percer ceux qui étaient devant elle, qui représentaient le Jansénisme comme une secte condamnée à laquelle on attribuait trois qualités : la l'"® était la Tromferie, représentée sous la figure d'un homme terrassé, dont le visage était noir et hideux, et qui tenait de sa main sur son front un beau masque qui le couvrait en partie. La 2« était V Ignorance, figurée par un gros et laid marmot qui avait des oreilles d'âne. La 3« était l'Erreur, sous la figure d'un homme qui avait des oreilles de diable, et devant lequel était représentée une fille qui tenait un livre ouvert, au haut duquel étaient écrits ces mots : Pro omnibus mortuus est, et au dessous de ces paroles étaient représentés des rayons qui sortaient, au milieu desquels était écrit : La vérité de l'Ecriture. Cet homme fermait ses yeux avec ses mains pour ne pas voir ces rayons. Entre ces figures était représenté feu M. Jansénius, évéque d'Ypres, avec son camail et son rochet, et ayant au dos des ailes de diable. Sur le bord de son camail était écrit : Le Jansénisme, 11 était peint comme un homme eff'rayé, regardant le roi et tenant en ses deux mains son livre, qui portait pour titre : Cornelii Jansenii Augustinus, et il paraissait comme en fuyant et se retirant vers les ministres calvinistes. Un peu plus loin que lui étaient représentés deux hommes, et une vieille femme qui avait des lunettes, qui joignait les mains comme tout éperdue et avait sur son collet écrit : Les Jansénistes. Ces trois personnages étaient encore figurés aussi bien que M. d'Ypres comme se retirant vers les ministres huguenots, dont l'un, peint sur le portrait de Calvin, les recevait à bras