‹ Mémoires sur l'histoire ecclésiastique du XVIIe siècle (1630-1663) (volume 3)Chapitre 231 sur 510 · LIVRE X · texte numérisé non relu

LIVRE X

ces mots : saint Ignace, etc. , étaient écrits de sa propre main. Cependant il jouit d'une impunité tout entière, et cet outrage inouï lui fit acquérir un nouveau mérite auprès de cette Société impérieuse dont il n'était que l'émissaire et que l'instrument.

Les partisans de Molina publiaient an ce temps-là qu'on donnerait dans peu de temps un coadjuteur à M. l'archevêque de Malines pour lui ôter le pouvoir qu'il avait entre les mains; ce n'était que des bruits vagues mais qui ne laissaient pas de produire de grands effets par l'expérience qu'ils avaient que les plus généreux Flamands se laissaient toucher aisément par des menaces de cette nature, et que l'impression de la terreur avait une grande force sur leurs esprits.

Comme le P. Quarré, de l'Oratoire, prêchait toujours avec beaucoup d'éclat et de réputation, l'internonce lui ordonna de prêcher fortement, pendant l'Avent de celte année 1653, de l'autorité du Pape et particulièrement de celle d'Innocent X. Les gens de bien furent surpris de cet ordre et crurent qu'il était plus capable d'affaiblir ce que l'on voulait établir que de relever la bulle qu'on avait dessein de faire valoir plus que tout ce qu'il y avait de plus saint et de plus auguste parmi les règles de l'Eglise.

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