‹ Mémoires sur l'histoire ecclésiastique du XVIIe siècle (1630-1663) (volume 3)Chapitre 235 sur 510 · CHAPITRE XXVI · texte numérisé non relu

CHAPITRE XXVI

Liste de quelques écrits publiés durant cette année.

Si le catalogue de cette année ne se trouve pas beaucoup grossi des ouvrages des disciples de saint Augustin, c'est plutôt une marque de leur modération et de leur sagesse qu'un témoignage de leur impuissance. Car on ne voit presque rien d'eux pour leur justification, que l'écrit de la distinction des sens qui avait été présenté au pape assez

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longtemps avant la constitution. Mais c'était assez pour les faire demeurer dans le silence, après avoir mis la vérité à couvert par ce discernement si judicieux de ce qu'ils prétendaient défendre dans les cinq propositions, et qui n'avait reçu aucune atteinte par la bulle. Us s'engagèrent même à la cour de ne point écrire davantage sur ces matières, parce que M. le cardinal Mazarin l'avait ainsi désiré d'eux. Les lettres par lesquelles ils en avaient donné l'assurance à Leurs Majestés furent reçues agréablement. Mais lorsqu'il en parut quelques copies dans le monde, les Jésuites et leurs partisans firent passer cette publication pour un manquement de parole et pour une infraction du silence qu'ils avaient promis, ce qui néanmoins fut très mal reçu par des personnes sages; et il s'en trouva quelques-unes qui leur firent des remontrances sur l'injustice de cette plainte. Nous avons vu de quelle manière le P. Nathanaël, récollet, avait méprisé les ordres de M. Tévêque de Châlons, par des prédications séditieuses^ Il avait eu la hardiesse de publier un écrit intitulé : Récit véritable de ce qui s'est passé à Châlons sur le sujet de la prédication du P. Nathanaël. M. Carré, docteur de Navarre, prêcha le 12 juin de cette année et pendant quelques jours suivants sur le sujet du délai de l'absolution et de la grâce, et publia une réponse à ce récit prétendu. Ce n'est qu'un écrit de quatre pages.

M, Courtot, qui avait été exclu de la congrégation de TOratoire, avait un différend pour ce sujet contre son général. Il publia un factum en ce temps-là pour le soutien de sa cause, pendant le mois d'août.

En ce même temps, le chapitre de Poitiers pendant la vacance du siège ayant fait un mandement et écrit une lettre au pape pour lui témoigner son respect envers sa dernière constitution. Sa Sainteté lui répondit par un bref daté du 9 d'octobre.

Le P. Gossart, jésuite, professeur de rhétorique au collège de Glermont, se signala au mois d'octobre dans l'ouverture de ses leçons, et parmi les louanges qu'il donna au roi d'avoir donné la paix à Paris, il s'étendit fort sur la paix qu'il avait procurée à toute l'Église par la destruction

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