‹ Mémoires sur l'histoire ecclésiastique du XVIIe siècle (1630-1663) (volume 3)Chapitre 269 sur 510 · M s. '.écrivain · texte numérisé non relu

M s. '.écrivain

2. C'est bien Février qu'il faut lire, et ce personnage obscur ne doit pas ôtre confondu avec son confrère Ferrier, dont il sera question plus tard.

Cela les obligea» de demandera la cour la permission de réfuter ces deux écrits; mais on leur fit de très grandes difficultés de leur accorder ce qu'ils demandaient, parce qu'on ne pouvait consentir à la réfutation de deux ouvrages qui étaient entièrement conformes au dessein queM. le cardinal Mazarin avait formé de faire en sorte qu'il y eût un parti dans l'Eglise qui eût été condamné par le pape, ce qui était impossible à moins que Jansénius n'eût été censuré dans ces cinq propositions, et s'il eût été vrai, comme on le montrait, que nul ne les eût jamais soutenues. Pour autoriser ce refus, on leur faisait dire que le livre du P. Annat étant latin et ne contenant que la réponse à leur écrit de la distinction des sens, ils n'avaient pas lieu de se plaindre, puisque leur écrit était entre les mains de tout le monde, et qu'ils avaient eu le soin de le faire imprimer en latin et en français. On ajoutait que les imprimés et les ordonnances des lettres pastorales et des ordonnances des évèques qui couraient partout tenaient lieu d'écrits pour eux, et que comme on ne leur avait rien dit sur eux, ils devaient se contenter de cette condescendance dont on avait usé à leur égard.

Mais ils représentèrent que leur écrit de la distinction des sens ayant été présenté au pape, et qu'étant question de faire voir sur quoi Sa Sainteté avait prononcé, ils n'avaient pu, sans blesser l'honneur et le respect qui étaient dus à sa constitution et sans trahir leur conscience, s'abstenir de le publier; qu'ils avaient été contraints de répondre à toutes les calomnies que les Jésuites répandaient dans Paris et dans les provinces contre eux, et contre la doctrine du saint dont ils faisaient profession d'être lès disciples; qu'ils avaient publié cet écrit avant qu'on eût exigé d'eux aucune parole de ne point écrire et que les Jésuites fussent entrés dans la même obligation; que môme ils avaient gardé le silence, non seulement sur le dernier écrit du Père Annat imprimé à Rome et publié dans Paris depuis la constitution, mais aussi sur tous les outrages que ces Pères leur faisaient tous les jours dans les chaires et dans leurs classes par des discours et des déclamations scandaleuses. Mais que dans la conjoncture présente ils ne pouvaient plus s'abstenir

1. Il ue s'agit plus ici des Jésuites, mais des disciples de saint Augustin, la construction n'est pas suffisamment claire.

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