‹ Mémoires sur l'histoire ecclésiastique du XVIIe siècle (1630-1663) (volume 3)Chapitre 306 sur 510 · Sic), Ne faut-il pas lire : résolu, décidé 'i · texte numérisé non relu

Sic), Ne faut-il pas lire : résolu, décidé 'i

saint Augustin sans entrer dans la discussion si elle en serait en effet, ou si elle n'en serait pas. On leur avait présenté quelques écrits pour leur servir de mémoires et d'instructions dans le temps de cette assemblée, savoir : une Réponse au Père Annat touchant les cinq 'propositions attribuées à M. d'Ypres en français et en latin ; un Mémoire sur le dessein des Jésuites de faire retomber la censure des cinq propositions sur la véritable doctrine de saint Augustin, avec le discours de Clément VIII prononcé en i 602 à la congrégation De Auxiliis, qui fut aussi traduit en latin ; un Eclaircissement sur quelques nouvelles objections touchant les cinq proipositions , un écrit d'une page intitulé : Quinque propositiones ab Innocentio X damnatœ propositionibus Jansenii Iprensis contrarise, et une Défense de la Constitution d' Innocent X, contre les « Cavilii » du Père Annat, qui fut publiée et leur fut présentée le 29 de mars. Mais M. de Toulouse et ses partisans crurent être fort équitables en disant qu'ils ne les censureraient pas, parce qu'ils ne les considéraient que comme des tactums et des mémoires qui étaient sans nom d'auteur et sans privilège, et non pas comme des ouvrages de conséquence; qu'enfin leur délibération servirait de règle contre les jansénistes, étant appuyée de l'autorité de Rome et du roi, et de la souscription de M. de Sens et de M. de Comminges, et des autres qui s'étaient déclarés pour eux, puisque M. le cardinal Mazarin n'avait fait l'assemblée que sur la parole qu'ils avaient donnée d'en souscrire la délibération.

Deux ou trois jours avant l'assemblée, un évêque écrivant à un des plus illustres de ses confrères lui mandait que la crainte qu'il avait que saint Augustin ne perdît son procès faisait qu'il lui avait [donné] des factums qu'il le suppliait de lire avant qu'il fût mis sur la sellette ; qu'il lui écrivait et pour l'amour de la vérité et pour l'intérêt de la gloire de ce prélat ; qu'il connaissait l'une et chérissait l'autre ; qu'il ne pouvait se maintenir dans celle-ci, si dans cette occasion qui était si belle et si éclatante il ne donnait des marques à Dieu de sa reconnaissance pour tous les avantages qu'il possédait, en soutenant de toute sa force saint Augustin que l'Église avait toujours reconnu pour sa plus ferme colonne dans les matières de la grâce; qu'il devait agir vigoureusement ; que pour ne rien dissimuler

Page 1