‹ Mémoires sur l'histoire ecclésiastique du XVIIe siècle (1630-1663) (volume 3)Chapitre 317 sur 510 · CHAPITRE XXVH · texte numérisé non relu

CHAPITRE XXVH

Réflexions que l'on fit en ce temps-là sur ces lettres des évêqaes de l'assemblée du Louvre, et sur leur lettre circulaire à leurs confrères.

Lorsque ces lettres de l'assemblée du Louvre furent rendues publiques par l'impression du sieur Vitré, l'autorité du premier ministre qui y avait présidé n'eut pas le pouvoir d'empêcher en ce temps-là d'y faire des réflexions très judicieuses, quoiqu'on ne se donnât point la liberté de les mettre sous la presse.

On remarqua sur celle qui était adressée au pape : que les évêques qui y parlaient abaissaient étrangement leur dignité; qu'il semblait qu'ils missent toute la gloire de l'épiscopat à exécuter les constitutions des papes. Post promulgalam, disaient-ils, ab universis GalUœepiscopis, etc. ; que c'était par là qu'ils commençaient, et dans la suite : Conslitutionis apostolicœ intégra exsecutio quœ nobis cornmissa est, ils disaient qu'ils n'étaient assemblés que pour cela : Quare ut his incommodis -prxverteretur ; qu'ils traitaient ce décret de Majesté : Decreti apostolici majestatem, etc.

II. Qu'on pouvait admirer la vigilance de ces vigilants pasteurs qui leur faisait prévenir le pape en une affaire dans laquelle il était le seul juge légitime, puisqu'il n'était question que du sens de sa constitution, eux qui n'avaient osé prononcer sur le fond de la controverse dont ils étaient les juges naturels ; que cependant, dans la crainte qu'ils avaient que l'erreur de quelques théologiens qui interpré-

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