‹ Mémoires sur l'histoire ecclésiastique du XVIIe siècle (1630-1663) (volume 3)Chapitre 322 sur 510 · Phrase inachevée · texte numérisé non relu

Phrase inachevée

gné par leurs souscriptions qu'ils déclaraient la doctrine de saint Augustin exempte de toute atteinte, et qu'ils l'enseigneraient toujours, ayant demandé et obtenu pour cet effet de l'assemblée des actes joints à leurs lettres, de peur que la doctrine catholique ne souffrît quelque préjudice en leurs diocèses où ils avaient toujours loué saint Augustin comme leur docteur, et dont il avait été nécessaire de confirmer l'autorité, principalement avec un consentement universel de tous leurs confrères, après qu'elle avait été attaquée si souvent, aQn que dans une chose si importante ils ne parussent pas contraires à eux-mêmes avec le scandale général de toute l'Eglise ; de sorte que si Jansénius avait manqué en quelque chose contre la foi, ils l'avaient aussi condamné avec les autres prélats leurs confrères; mais qu'ils avaient eu dessein de le louer pour les choses dans lesquelles il était d'accord avec eux et avec toute l'Église catholique ; qu'ils conjuraient instamment Sa Sainteté et sa Piété, par tout ce qu'il y avait de plus saint, d'approuver cette conduite par des lettres qu'ils lui demandaient pour ce sujet pour la sûreté de leurs consciences, pour la paix de l'Église et pour la justice de la prière quMls lui faisaient, lui souhaitant une parfaite santé et un long et heureux gouvernement de l'Église.

Ces protestations avaient été insérées dans le procèsverbal de l'assemblée des évêques où M. de Sens avait pris le soin de faire insérer cet acte en la manière suivante :

« Monseigneur l'archevêque de Sens a dit que les mêmes raisons qui avaient obligé M. de Comminges à déclarer dans son synode que l'autorité de saint Augustin n'avait reçu aucune atteinte par la constitution de Sa Sainteté, avaient été cause qu'il a fait un mandement particulier pour faire connaître aux ecclésiastiques de son diocèse (quelques-uns desquels s'étaient portés à cet excès de soutenir, même par écrit, que les sentiments de ce Père étaient condamnés, et qu'on ne pouvait être catholique en les suivant) ; que la doctrine du grand saint Augustin sur la grâce, le libre arbitre et la prédestination était d'une autorité inviolable dans l'Église universelle, et qu'il l'avait reçue dans la sienne comme un héritage de ses plus illustres prédécesseurs, qui l'ont enseignée aux fidèles et défendue contre les hérétiques comme la foi de l'Église ; ce qui ayant

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