‹ Mémoires sur l'histoire ecclésiastique du XVIIe siècle (1630-1663) (volume 3)Chapitre 331 sur 510 · CHAPITRE XXX · texte numérisé non relu

CHAPITRE XXX

M. le curé de Saint-Paul est relégué en sa maison des champs par ordre du roi. Émotion des pauvres de sa paroisse sur ce sujet. Il est rappelé quelques jours après, et déchiré par les écrits satiriques des Jésuites.

Les calomnies, qui sont les armes ordinaires des Jésuites, ne leur manquèrent pas dans ce besoin. Ils s'appliquèrent uniquement à décrier à la cour, et particulièrement chez M. le chancelier, celui à qui ils voulaient faire porter la peine du tumulte qu'ils avaient causé eux-mêmes, et firent passer sa conduite pour une conjuration contre le repos et la tranquillité publique, pour une sédition et un attentat à l'autorité du roi. iM. le chancelier, oubliant en cette rencontre les services que M. le curé de Saint-Paul avait rendus à l'État en exposant sa vie pour l'intérêt de Sa Majesté durant la guerre de Paris, prêta volontiers l'oreille aux plaintes des Jésuites qui décriaient ce pasteur comme un rebelle et un ennemi de l'État; et l'ayant mandé pour rendre raison de sa conduite, au lieu de se laisser toucher parla simple déduction qu'il lui fit de la vérité du fait et de son extrême modération dans toute la suite de cette affaire, il lui proposa un expédient qui élait, qu'ayant ainsi fermé la bouche au

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