LIVRE XII
n'aurait pu appeler MM. Biet et Grangier jansénistes sans se rendre ridicule, et ni M. Loisel, curé de Saint-Jean, ni M. Joly n'auraient pu souffrir qu'on leur attribuât cette qualité. On en avait soupçonné M. d'Aabigny, mais sans aucun autre fondement, sinon qu'il ne pouvait souffrir les imaux que l'on faisait aux disciples de saint Augustin, et qu'on les appelât hérétiques; mais il n'en avait jamais étudié les matières. Cependant toute cette histoire de M. le cardinal de Retz obligea M. le cardinal Mazarin à se déclarer -contre ces prétendus jansénistes, parce qu'ils aimaient l'Église, et que quelques uns d'entre eux ne croyaient pas rpouvoir abandonner leur archevêque, mais sans entrer dans aucune intrigue sur son sujet. Les Jésuites allumaient ce feu; M. le chancelier usait de menaces, et les effets ne tardèrent pas à éclater par de nouvelles persécutions que rl'on fit sous prétexte de la doctrine à des personnes très innocentes.