‹ Mémoires sur l'histoire ecclésiastique du XVIIe siècle (1630-1663) (volume 3)Chapitre 40 sur 510 · LIVRE ix · texte numérisé non relu

LIVRE ix

toutes les maximes qu'il venait de toucher sur la soumission que l'on doit rendre aux jugements du Saint-Siège. Car dans le fond il se mettait fort peu en peine de considérer si ces maximes étaient conformes à celles de l'Église de France ou si elles lui étaient contraires, et en tout cas il s'était persuadé qu'en restreignant aux seules matières de foi ce qu'il venait de dire des décisions des papes, il se mettait assez à couvert de toutes les conséquences qui lui étaient préjudiciables. Néanmoins, il y en eut parmi ces théologiens de Navarre qui jugèrent que son dessein en parlant ainsi était de faire écrire à Rome qu'il était dans la disposition de recevoir la bulle du pape et delà faire exécuter en France par le crédit qu'il y avait auprès du roi, principalement dans la conjoncture où étaient les affaires des Barberins dans la cour de Rome. Les évéques se contentèrent d'applaudir à ce discours comme les autres, et de témoigner à ce cardinal qu'il ne se pouvait rien ajouter à ce qu'il venait de dire de la soumission que les fidèles devaient aux jugement du Saint-Siège quand ils étaient faits selon les règles de l'Église.

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