‹ Mémoires sur l'histoire ecclésiastique du XVIIe siècle (1630-1663) (volume 3)Chapitre 456 sur 510 · Ms. changements^ étourderie manifeste · texte numérisé non relu

Ms. changements^ étourderie manifeste

aussi que la cour ne ferait point de violence aux grandsvicaires; mais qu'elle emploierait toute son industrie pour les mettre [hors*] d'état de faire aucune fonction.

Les surintendants étant revenus de la cour en ce même temps, on ne put point connaître d'eux ce que l'on y avait arrêté sur le sujet de ces grands-vicaires, et tout le monde attendait la révélation de ce mystère avec beaucoup d'impatience.

Pendant ce temps-là, M. de Hodencq, curé de Saint- Séverin, était toujours à Soissons, continuellement exposé aux sollicitatious de la cour pour se départir des fonctions de son grand-vicariat. M. le comte de Brienne, qui s'était contenté d'abord de lui en faire une simple proposition, renouvela ses instances quelque temps avant le départ de la cour. Il lui déclara qu'il ne pouvait point espérer de repos s'il ne signait une déclaration qu'il avait dressée lui-même dans l'église cathédrale de Soissons, et qui l'obligeait à renoncer à cette qualité de grand-vicaire, et à n'avoir jamais aucune communication avec M. le cardinal de Retz jusqu'à ce qu'il fût rentré dans les bonnes grâces du roi. M. de Hodencq ayant refusé de se soumettre à un expédient si contraire aux sentiments de sa conscience et à la qualité de prêtre et de pasteur du diocèse de Paris, on lui commanda de suivre le roi partout où il irait. Mais comme il était indisposé et qu'il ne pouvait se mettre en campagne sans s'exposer à un péril de mort très évident, on lui fît passer pour une grâce considérable la permission que M. Le Tellier lui donna de demeurer dans la maison de M. le chantre de l'église de Soissons.

On cherchait toujours M. Chassebras dans Paris, et le dépit de ne le pouvoir rencontrer augmentait l'inquiétude de ceux qui ne voulaient pas de bien à M. le cardinal de Relz. M. le lieutenant civil, qui était visiblement de ce nombre, manda le mardi 20 juillet douze curés de Paris pour savoir d'eux ce que cet archiprêtre de la Madeleine avait fait à leur égard, et pour leur demander l'original de sa lettre, qui avait été lue dans leur assemblée au commencement de ce mois. On crut très certainement que c'était dans le dessein de faire le procès de ce curé; et en efl'el,

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