‹ Mémoires sur l'histoire ecclésiastique du XVIIe siècle (1630-1663) (volume 3)Chapitre 480 sur 510 · LIVRE XIII · texte numérisé non relu

LIVRE XIII

Il fut aussi résolu que lorsque M. le cardinal Mazarin serait arrivé à Paris, ou conférerait des moyens pour empêcher l'exécution de ce bref.

Ce jour-ià même, M. de Lodève, après midi, rapporta que lui et M. l'abbé Boucherat, suivant l'ordre de l'assemblée, avaient vu le matin MM. de Meaux, de Chartres et d'Orléans, auxquels ils avaient fait savoir la délibération qui avait été prise; que quoiqu'ils eussent vu ces prélats séparément, ils leur avaient répondu dans un même esprit qu'ils avaient une très grande obligation à l'assemblée de leur avoir fait savoir ses sentiments en une affaire si importante, qui ne serait plus la particulière de l'église de Paris, mais la générale de toute l'Église de France, si le bref dont on faisait bruit était aux termes que l'on disait; qu'ils reconnaîtraient par le respect qu'ils rendraient aux ordres de cette assemblée l'honneur qu'elle leur avait fait, et qu'après qu'ils se seraient vus tous trois ensemble, ils ne manqueraient pas de lui faire part de ce dont ils auraient connaissance sur ce bref, et viendraient recevoir eux-mêmes les mouvements que l'assemblée leur voudrait donner en cette rencontre, pour l'honneur de l'Eglise et le bien de- l'épiscopat dont ils ne se départiraient jamais.

Depuis ce temps-là, le procès-verbal ne fait plus mention ni de bref, ni de messe du Saint-Esprit, et cette précaution du clergé ruina sans doute en cela la politique de la cour de France et les prétentions de celle de Rome.

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