LIVRE IX
|^|i cette affaire le tour qu'il méditait et pour y trouver toutà fait son compte ; et d'ailleurs M. de Toulouse lui représenta qu'en cela il rendrait au pape un service très agréable, puisque sans cette explication sa constitution serait un coup tiré en l'air et deviendrait le jouet des disciples de saint Augustin. Les évéques qui étaient pour les sentiments de ce saint docteur et qui avaient toujours appréhendé ce mal comme devant être la source d'une infinité de troubles s'employèrent de leur côté à l'empêcher. Quelques-uns prièrent M. de Toulouse de considérer en cette affaire le bien de l'Église, et de ne rien faire qui fût capable d'aigrir les esprits et d'éloigner la paix qui semblait si proche. Mais ils ne purent rien obtenir de lui; il demeura ferme dans le dessein qu'il avait pris, et au lieu de se radoucir tant soit peu il employa tous- les termes les plus durs et les plus outrageux qu'il put trouver pour faire paraître sa passion et envenimer cette affaire*.
Nous n'avons pas la relation qui a été faite de cette assemblée. Mais M. Taignier a laissé dans ses mémoires qu'il en avait appris ces particularités considérables.
I. — Que M. de Valence et M. de Grasse ne voulurent pas s'arrêter aux autres périodes qui n'étaient pas moins contraires au résultats de l'assemblée du vendredi précédent que celles que M. de Grasse en avaient reprises, et qu'il les avait laissé passer parce qu'ils appréhendaient que s'ils contestaient sur ce sujet ils ne pussent rien gagner sur la troisième et la quatrième période. « Qu'encore que ce qui était dit des propositions, qu'elles étaient extraites du