‹ Mémoires sur l'histoire ecclésiastique du XVIIe siècle (1630-1663) (volume 3)Chapitre 86 sur 510 · On lit au ms. à la suite de ce qui vient d'être dit · texte numérisé non relu

On lit au ms. à la suite de ce qui vient d'être dit

« Voici ce gui se passa dans celte assemblée, et on en rapportera ici les propres termes , selon la relation que M. Vévêque de Vence en avait dressée et que M. Taignier avait reçue de lui après l'avoir copiée sur l'original.

Relation véritable de ce qui se passa dans l'assemblée tenue au Louvre le mercredy 16 de juillet 1 633 en Vapparlement de M. le cardinal Mazarin pour examiner et approuver les lettres et le mandement qui avaient été résolus dans l'assemblée du ii juillet de la même année.

Du mercredy, 16 de juillet 165 S.

« Messeigneurs les archevêques et êvêques... >■ Quatre pages demeurées blanche» étaient destinées à la Relation, que l'on ne put recouvrer, et le narrateur reprenait son récit : Outi^e la substance de cette relation, M. Taignier a laissé dans ses mémoires ^ etc. »

livre de Jansénius, » ne fût pas véritable, non plus que ce qui était porté dans la seconde : « que la contagion des mêmes propositions commençait à faire un grand ravage dans les âmes, et était sur le point d'y causer une entière ruine, » néanmoins, comme le pape les avait lui-même appelées les opinions de Jansénius et qu'ensuite il avait censuré chaque proposition, il leur avait semblé qu'on pouvait laisser passer ces endroits de la lettre circulaire sans en rien dire, attendu que le pape ayant parlé de la sorte, et sa condamnation tombant sur ces erreurs, il n'y avait pas lieu d'espérer qu'on pût retrancher ces mots qui ne pouvaient être changés sans donner atteinte à la bulle, ce que l'assemblée ne voulait pas- faire, quoique d'ailleurs elle n'eût intention que de faire de simples compliments sans vouloir entrer en matière. Qu'ils reconnurent d'abord que M. de Marca ne s'était point engagé à dresser sa lettre dans des termes contraires à l'intention de l'assemblée du vendredi sans être assuré d'être soutenu par M. le cardinal Mazarin, et par conséquent par les autres évêques qui étaient de la commission, et qu'ainsi ils devaient se ménager pour les autres endroits qu'ils contesteraient.

II. — Que M. de Toulouse ne pouvait souffrir qu'on reprît le moindre mot de sa lettre, s'étant emporté jusqu'à reprendre son papier comme s'il en eût été le maître, et que les autres n'eussent eu charge que d'entendre lire sa lettre, et ensuite de l'approuver en la manière qu'il l'aurait faite, sans oser la contredire.

III. — Que le même M. de Toulouse était demeuré tellement attaché à ses sentiments qu'il n'avait presque rien voulu changer de sa lettre ni s'accommoder aux changements dont les commissaires étaient convenus, parce qu'il ne voulait en rien diminuer de la force de ses termes, qui en faisaient la principale partie et qui soutenaient le grand dessein qu'il avait qu'elle lui servît auprès du Saint Père pour obtenir l'expédition de ses bulles.

IV. — Que ce fut pour cela même qu'il ne se mit nullement en peine d'exprimer adroitement le droit que les évêques ont de juger des causes de la foi en première instance comme juges souverains, parce qu'il voyait que c'était un moyen qui achevait de le ruiner dans l'esprit du pape et qui éloignerait pour jamais ses bulles ; comme au contraire, s'il

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