‹ Mémoires sur l'histoire ecclésiastique du XVIIe siècle (1630-1663) (volume 3)Chapitre 91 sur 510 · Mb. : qua tous les siens · texte numérisé non relu

Mb. : qua tous les siens

lions, je les condamne, vous les condamnez et tous les condamnent. J'en demeurerai là; je ne crois rien de tout le reste, non plus que vous ni eux ne le croient pas. Enfin ce n'est qu'une publication et rien plus. Vous le verrez dans la suite ».

Ce même ecclésiastique rapportant toutes ces choses à M. Taignier lui donna charge de les dire à tous ceux qui y avaient intérêt et de les assurer de sa part* qu'il les aimerait et les protégerait toujours : que c'était un orage qui passerait et qu'ils en seraient plus glorieux ; qu'il ne faisait cette publication et ne signait cette publication" qu'à regret, et seulement pour ne pas donner occasion à de plus grands maux.

Il le signa le 15™« jour de juillet, dans le couvent des Capucins au faubourg de Pontoise, et ajouta une nouvelle plaie à toutes les autres blessures de l'Église, car il disait dans son mandement par la plume de M. du Saussay^

« Que le fils de Dieu étant venu en ce monde pour réconcilier les hommes avec son Père et les unir tous ensemble par le lien de la paix et d'une charité perpétuelle, a voulu mourir en croix, les bras étendus pour embrasser tous les peuples et les conjoindre en un corps mystique qui est l'Église, sous un chef visible et universel; qu'il est venu mourir, dit son disciple bien-aimé, pour recueillir les enfants de Dieu qui étaient dispersés et les assembler tous en un ; que c'est pour cela que ce prince de paix disait aux Israélites : « J'ai d'autres brebis qu'il me faut appeler et joindre à celles-ci afin qu'il n'y ait qu'un troupeau et un pasteur, » à savoir dépendant de lui seul, mais supérieur à tous les autres, lequel il désigna aussi et le constitua de fait lorsqu'étant sur le point de s'en retourner à Dieu son Père, il dit à saint Pierre, son plus fervent disciple, auquel il avait déjà donné les clefs du royaume des cieux, l'établissant sous lui, la pierre fondamentale de son Église : « Pais mes brebis, pais mes agneaux. » Qu'aussi ce fut à lui-même qu'il dit la veille de sa passion : « Pierre, Satan a recherché de vous cribler (ou de vous séparer) tous comme le blé;

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