LIVRE IX
Ion a louée, et nous demandons la résolution à ce siège 'd'où ne sort rien de téméraire, mais où tout est décidé avec une délibération vraiment pontificale. » — Que la vérité de cette tradition est si constante dans l'Église catliolique que ce ne serait jamais fait de remarquer par le menu tous les exemples sur ce sujet. Que saint Bernard, enseigné par cette évidente et inviolable traditive Récrivit au pape Innocent II sur semblables rencontres : « Il faut rapporter à votre apostolat tous les désordres qui arrivent dans le royaume de Dieu, qui est l'Église^ et recourir à vous en toutes choses où la religion périclite. Car la foi doit être là réparée où jamais elle n'a reçu de corruption. ^> — Que pour ce sujet, étant instruit par ces mêmes principes, dès que la question De auxiliis et autres contentions louchant la grâce avaient commencé à s'émouvoir à Paris, pour éviter le bruit et la division, par son décret du mois de mars 1642, il avait imposé silence à tous docteurs et prédicateurs touchant ces matières contentieuses, remettant l'affaire au Saint-Siège comme majeure et matière de foi, les exhortant et même les obligeant d'attendre la décision de ces différends par l'oracle ordinaire de l'Église^ qui est le souverain pontife. Que Notre Saint-Père le pape Urbain VIII y avait interposé son autorité par une notable déclaration qui avait été solennellement publiée par l'ordre de lui, archevêque; mais que, comme l'ennemi du repos de l'Eglise avait encore échauffé davantage les esprits sur les mêmes questions, il n'avait rien omis de sa part pour arrêter le cours de ces altérations dangereuses et obliger tous les contredisants de se soumettre avec tout respect, comme ont toujours fait les vrais enfants de l'Église, au jugement du Saint-Siège apostolique, et de demeurer cependant dans les termes de l'union catholique el de la charité fraternelle. A quoi aussi ils avaient acquiescé et recouru avec une filiale soumission à Notre Saint Père le pape, vicaire de J.-C. et successeur de saint Pierre. De manière que finalement et tout bien considéré. Sa Sainteté, n'ayant rien omis de ce qui était nécessaire pour impétrer l'assistance particulière du Saint-Esprit en une matière si importante, aurait après une mûre délibération prononcé son juge-