‹ Mémoires sur l'histoire ecclésiastique du XVIIe siècle (1630-1663) (volume 3)Chapitre 94 sur 510 · On employait couramment ce mot dans le sens de tradition · texte numérisé non relu

On employait couramment ce mot dans le sens de tradition

140 MÉMOIRES DE GODEFROl HERMANT

ment apostolique qui remédiait à tous ces différends par la condamnation de cinq propositions exprimées par la bulle ci-dessus transcrite qu'il lui avait envoyée pour la faire publier et observer en la ville et diocèse de Paris par tous ceux dont il avait plu à la divine bonté [de] lui confier la conduite. Qu'à ces causes, désirant rendre au chef visible de l'Eglise le respect et la soumission qu'il lui devait, et pour retrancher toutes occasions de dispute et établir une parfaite concorde entre les fidèles qui étaient sous sa charge pastorale, il avait ordonné et ordonnait que la bulle ou constitution apostolique de Notre Saint Père le pape en matière de foi serait publiée le dimanche suivant aux prônes de toutes les églises paroissiales de la ville et du diocèse de Paris, et signifiée à tous les supérieurs et supérieures des monastères et communautés, même affichée aux portes des églises, imprimée et divulguée avec son présent mandement pour être observée selon sa forme et teneur par toutes sortes de personnes de l'un ou l'autre sexe, et de quelque ordre, qualité ou condition qu'elles fussent, sans aucune exception. Avec très expresses inhibitions et défenses de maintenir et défendre les dites cinq propositions condamnées par la dite bulle, par imposition d'aucune prétendue fausseté, nullité ou autre défaut que l'on voudrait supposer, ni disputer à rencontre de vive voix ou par écrit, même d'imprimer ni de rien faire au préjudice d'icelle et de l'honneur et révérence qui est due au Saint-Siège apostolique et à l'autorité de Notre Saint Père le pape, directement ou indirectement, sous peine d'excommunication et même d'interdit à l'égard des personnes ecclésiastiques, et autres peines de droit selon qu'il est porté par la dite bulle, à laquelle néanmoins il espérait que chacun acquiescerait comme avaient toujours fait en semblables occasions les vrais enfants de l'Église catholique. Ce qui faisait dire à saint Optât Milevitain qu'après la sentence du pape Melchiadès le jugement était clos et terminé; età saint Augustin que puisque le pape Innocent I avait jugé que son rescrit était manifesté, la cause était finie. Qu'il ne lui restaitplus donc que d'exhorter ses diocésains comme faisait l'Apôtre à ceux de Corinthe, disant :« Je vous conjure par le nom de J.-C, que vous disiez tous la même chose, et qu'il n'y ait point de schismes entre vous; mais que vous

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