‹ Mémoires sur l'histoire ecclésiastique du XVIIe siècle (1630-1663) (volume 4)Chapitre 106 sur 440 · CHAPITRE XXVII · texte numérisé non relu

CHAPITRE XXVII

Suite de la négociation de M. de Sens.

M. de Rennes avait encore un zèle plus amer contre les disciples de Saint Augustin que tous les autres, et se plaignait de M. de Toulouse et du Père Annat, de ce qu'ils n'étaient pas autant écliauffés contre le jansénisme qu'il l'aurait souhaité. M™« de Séneçay ne lui donnait nul sujet de faire les mêmes plaintes, car elle se poussait sans cesse devant la reine [mèrej pour l'animer contre ceux dont le crime était de n'être pas aimés des Jésuites, el elle soutint à Sa Majesté, dansles derniers jours du mois de juillet, que M. le nonce était mal satisfait de M. de Sens parce que, deux jours après son accommodement, il avait fait des choses toutes contraires à tout ce qu'il avait déclaré, soit sur ce qu'il devait au pape, soit pour son autorité, soit pour l'affaire du jansénisme. Mais la comtesse de Brienne répartit aussitôt que cela ne pouvait point être, parce qu'il n'y avait pas longtemps que M. le nonce avait dîné avec M. de Sens, et que depuis ce temps là il avait témoigné au roi qu'il était très satisfait de cet archevêque, et qu'il se promettait que le pape en serait aussi très content. La reine, qui avait plus de penchant pour M. de Sens que M"»® de Séneçay ne croyait, se plaignitquelquetempsaprèsdesimportunités continuelles avec lesquelles elle ne cessait de l'entretenir du jansénisme, et dit qu'à force de lui en parler elle la ferait devenir janséniste.

Mais quoique le fait dont • M^^ de Brienne se servait pour défendre M., de Sens devant la reine fût très constant, elle ne savait néanmoins qu'une partie de l'intrigue de ce prélat^ qui ne fut connue que longtemps après, et ne le fut même que d'un très petit nombre de personnes, par la com munication qu'ils ont eue de ses papiers après sa mort.

Il y avait déjà longtemps que M. l'archevêque de Sens traitait de son accommodement avec Rome, et dès l'année 1658 et le 2* de février de la même année, le Père.... ayant présenté au pape le cierge doré de la Chandeleur*, selon

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