‹ Mémoires sur l'histoire ecclésiastique du XVIIe siècle (1630-1663) (volume 4)Chapitre 133 sur 440 · Ms. : User · texte numérisé non relu

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â26 MÉMOIRES DE GODEFROI HERMANT

à son service, dont le seul crime est d'avoir pour ennemis des personnes qui ne pardonnent jamais, non pas les injures qu'ils ont reçues (car ils n'en ont pas reçu de ces bonnes religieuses), mais celles qu'eux-mêmes leur ont faites. Je ne pensais pas, Monsieur, vous en tant dire ; et il paraît bien que la bonté de ceux pour qui on a autant d'estime et de sentiments de gratitude que j'en ai pour vous, ouvre le cœur, puisqu'elle m'a fait entrer si avant dans ce discours. Recevez-le donc, je vous supplie, comme une marque du véritable respect et de la forte passion qui m'attachent pour jamais à votre service, et qui me rendent autant qu'on le saurait être, etc.

« De Port-Royal des Champs, ce 46 août 1661, »

Mademoiselle, qui était à Forges, écrivit aussi au même M. d'Andilly ce billet de consolation daté du 13 août :

« Un autre homme que vous aurait besoin de consolation d'avoir perdu une sœur telle que la Mère Angélique. Mais la vie qu'elle a menée et sa mort sont deux choses plus propres à vous réjouir qu'à vous affliger. Ainsi je ne vous écris que pour ne pas manquer à faire une chose dans l'usage, en vous témoignant en toutes occasions l'intérêt particulier que je prends en ce qui vous touche, comme une personne qui vous aime et qui vous estime infiniment, et qui vous demande la continuation de votre amitié et vos bonnes prières. »

M. d'Andilly lui en témoigna promptement sa reconnaissance par cette réponse :

« Mademoiselle, « Quelque grande que soit l'obligation dont je suis redevable à Votre Altesse Royale d'avoir bien voulu, par la lettre dont elle m'a honoré, prendre part à mon affliction, les preuves que j'ai reçues de sa bonté en tant d'autres rencontres font que j'aurais tort d'en être surpris. Mais je pense que Votre Altesse Royale me fait la justice de croire que, pour y être accoutumé, ma reconnaissance n'en est pas moindre ; et que si mon profond respect pour sa personne et ma passion pour son service me les poilvaient faire mériter, je n'en serais pas indigne. 11 est vrai, Mademoi-

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