‹ Mémoires sur l'histoire ecclésiastique du XVIIe siècle (1630-1663) (volume 4)Chapitre 137 sur 440 · CHAPITRE VIII · texte numérisé non relu

CHAPITRE VIII

M. d'Aubigny, toujours affectionné aux disciples de saint Augustin, protège les Jésuites en Angleterre. Mort de M. Du Moustier et de M. de Rebours,

M. Taignier reçut dans sa retraite vers ce temps-là une lettre que M. d'Aubigny, son ami, lui écrivait d'Angleterre le 5e jour d'août, pour lui mander qu'il acceptait l'offre que lui faisait M. Brunetti, gentihomme siennois, de vouloir bien être de sa maison à la recommandation de ce docteur. Qu'il écrirait à M. d'Andillyau premier ordinaire. Que cependant il le priait d'assurer tous leurs bons amis de la plus sincère et cordiale affection dont on puisse être capable. Qu'il venait de recevoir des nouvelles de M. le cardinal de Retz, qui était tout apaisé et remis dans son premier état, et que si lui qui écrivait avait gâté quelque chose par le passé, il était assuré qu'il l'avait raccommodé pour le mieux. Qu'au reste ce cardinal lui mandait en termes exprès qu'il ne se mêlerait en aucune manière de rien changer à l'état présent des choses, quoiqu'il en fût sollicité par des personnes d'une furieuse considération. Puis il ajoutait :

« Il faut que je vous dise que je suis ici fort empêché à tâcher de sauver les bons pères Jésuites d'un furieux et inespéré malheur, qui est que dans l'abrogation des lois pénales que le Parlement a préparée en faveur des catholiques,

1. Ce passage depuis ; La générosité, est barré au ms. et ne figure pas aux copies.

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