Alexandre de Camonville, marquis de Raffetot
menlionné dans les anedoctes de Tallemaut des Réaux sans autre indicaliou. Muréri ne parle pas de lui.
je VOUS servirai d'un franc cœur en toute occasion, et vous témoignerai à l'honneur de vos ordonnances, que je désire m'acquérir le titre de votre très humble serviteur.
« A Rome ce 15 août 1661. »
Celui à qui cette réponse était adressée lui répliqua par cette lettre :
« Monsieur,
« J'ai reçu la provision que vous avez pris la peine de me faire expédier en cour de Rome. Je vous remercie du soin et de la diligence que vous y avez apportés, et je souhaiterais d'avoir quelque occasion de reconnaître la grâce que vous m'avez faite. Je vous suis aussi obligé d'avoir fait tenir à M. le cardinal Rospigliosi le paquet que messieurs les vicaires généraux de M. le cardinal de Retz lui adressaient. Mais je suis extrêmement surpris de la réponse qu'il vous a fait faire; et je vous supplie de croire que si j'avais eu un simple sojpçon que cette adresse vous eût le moins du monde commis à recevoir la moindre parole d'aigreur du dit seigneur cardinal Rospigliosi, je n'aurais eu garde de vous faire une prière si incivile; et je vous honore trop pour vous vouloir engager dans une affaire qui vous causât du déplaisir. Je vous ai fait celte adresse par la prière très pressante de messieurs les vicaires généraux, que je ne pouvais refuser, qui sont mes supérieurs, et à qui je dois de la déférence. Ce me serait aussi une affliction très sensible si cet envoi préjudiciait à Monseigneur le cardinal de Retz, que j'honore de tout mon cœur, et duquel je demande tous les jours à Dieu le rétablissement dans son diocèse. Je sais de science certaine qu'il n'a aucune part dans cette action de ses vicaires généraux, qui n'ont point de communication avec lui depuis les défenses réitérées. S'il était rétabli dans son siège, il est tout plein de conduite et de sagesse pour mettre la paix dans son diocèse et pour étouffer les divisions qui le troublent depuis si longtemps. J'ose dire que si Sa Sainteté avait fait ce grand ouvrage, il ne serait pas besoin de tant de brefs ni de bulles sur les contestations présentes, parce que mon dit seigneur l'archevêque aurait, par sa prudence, fait rendre par tous ceux de son diocèse une soumission et une obéis-