‹ Mémoires sur l'histoire ecclésiastique du XVIIe siècle (1630-1663) (volume 4)Chapitre 173 sur 440 · Ms. : cet évêque · texte numérisé non relu

Ms. : cet évêque

souriant que la chose étant aussi aisée à faire voir qu'il le disait, on avancerait bien les affaires si on la voulait mettre sur le papier, et qu'il était assuré que tous les gens d'honneur qui défendaient le contraire donneraient les mains k cette décision, sitôt qu'on leur aurait fait voir la vérité de ce fait, quoique dans le fond cela ne terminât point encore le différend sur le point de foi, qui ne pouvait être établi sur un fait non révélé.

Ensuite de cette petite contestation, leur entretien tomba sur les brefs qui étaient venus de Rome, sur quoi M. de Toulouse dit bien des choses, mais entre autres, qu'il ne fallait pas s'abuser sur ces brefs, parce qu'ils avaient assurance qu'ils les auraient tous tels qu'ils voudraient; que ce qu'on avait envoyé de France n'était pas une marque que ceux qui avaient été envoyés de Rome ne fussent très foudroyants contre les i;rands-vicaires de Paris, puisque le moindre titre qu'ils leur donnaient était de les appeler fauteurs d'hérétiques; mais que c'était'parce qu'on voulait avoir un bref qui fût pour tous les évêques de France, et non contre desimpies vicaires généraux; enfin qu'il était assuré qu'avant qu'il fût retourné à Fontainebleau, le courrier du cabinet serait arrivé avec ce bref en la forme et en la manière qu'ils l'attendaient.

On reconnut par cette conférence que M. de Toulouse ne paraissait point avoir d'autre zèle que celui de faire réussir, de quelque façon que ce pût être, l'intrigue dont il était le principal auteur. Car il fallait, pour convaincre M. d'Angers, qu'il lui montrât plusieurs choses :

1** La vérité du fait en lui faisant voiries cinq propositions dans un seul endroit de .fansénius.

2° Qu'il le convainquît que la doctrine condamnée était la même que celle de ce livre.

3" Que la décision des faits non révélés a toujours obligé à la créance, pourvu qu'ils eussent été décidés une fois par les papes.

4" Que la distinction du fait et du droit n'a été inventée que pour éluder les décisions de l'Église, et que c'était pour cela qu'elle avait toujours été rejetée, et que cet archevêque lui-même n'avait pas prétendu l'autoriser dans la dissertation qu'il avait faite autrefois sur le décret du pape Vigile touchant le cinquième concile.

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