LIVRE XXV
verait beaucoup d'inconvénients si on manquait à prendre ces mesures communes, et la diversité des conduites pourrait engager à bien des fausses démarches et préjudiciables à l'Église. J'en écris de la sorte à M. deComminges, et j'ajoute qu'il y a des gens éclairés et non prévenus qui croient que l'on pourrait faire signer sans faire aucune mention de l'Assemblée, usant d'un mandement particulier, marquant que l'on demande cette signature pour témoigner la soumission aux bulles, à quoi je sais certainement que personne ne résisterait, et recevant même les restrictions légitimes sur le fait que des particuliers voudraient mettre. L'on pourrait même, chacun dans son diocèse, faire une protestation authentique et secrète contre le nouveau et extraordinaire tribunal qui s'élève pour la faire valoir dans la suite des temps. Ce sont de simples ouvertures sur la lettre de M. d'Alet, qui témoigne n'exclure que la signature en vertu du décret de l'Assemblée. Vous y ferez telle réflexion qu'il vous plaira et m'en donnerez part s'il vous plaît, étant nécessaire, ce me semble, en ce rencontre, d'entretenir commerce plus que nous n'avons fait. Je ne vous parle point de l'expédient que je vous marquai l'autre jour d'écrire à Rome, parce qu'il est long et que la chose presse, je suis absolument votre très obéissant serviteur. »
Cette lettre de M. de Châlons n'était propre qu'à affaiblir M. de Sens, qui n'était déjà que trop sur le penchant. Mais toutes les voies moyennes étant suspectes à la cour, l'impossibilité de leur exécution fut avantageuse à ces deux prélats.