CHAPITRE IX
Les religieuses de Port-Royal ne veulent signer le maudeiueut qu'en y mettant une tête. Elles ont peine à en convenir'.
On a déjà vu la fermeté des religieuses de Port-Royal, qui ne pouvaient se résoudre à signer le second mandement sans le faire précéder d'une- restriction si nette et si claire que personne ne pût douter qu'elles ne promettaient leur créance que sur la seule question de droit. La sœur Angélique de Saint-Jean, qui avait déjà consulté, par l'ordre de la Mère abbesse, M. Arnauld sur ce sujet, lui apprit leur embarras, et la disposition de leurs deux monastères, par ce billet du deuxième jour de novembre :
« Ceux qui obligent des filles etc. »
Voyez V Apologie de Port-Royal, 2^ partie, page 23*.
1. C'est-à-dire à se mettre d'accord sur ce point, et non pas a avouer la chose.
2. Cette lettre et la suivante, imprimées dans l'Apologie de 1665, avaient été transcrites par la Mère Le Féron; sa copie présente quelques légères différences. La lettre de la mère Agnès est en outre imprimée dans l'édition Gillet-Faugère, t. II, p. 21.