‹ Mémoires sur l'histoire ecclésiastique du XVIIe siècle (1630-1663) (volume 4)Chapitre 239 sur 440 · Saint Exupère, évêque de Toulouse au v* siècle · texte numérisé non relu

Saint Exupère, évêque de Toulouse au v* siècle

394 MÉMOIRES DE GODBFROl HERMANT

moyen si peu ecclésiastique, ni les faire résoudre à ne communiquer leurs écrits en matière de foi qu'à un ministre d'État et à deux de ses enfants, dontTâge était alors peu avancé. Mais il voulait même se faire un mérite auprès d'eux de cette confidence si étroite, et comme il était plus habile politique que sincère théologien, il avait eu plus de vues dans ce mémoire qu'il ne contenait de pages'. Mais il voulait même se faire un mérite auprès d'eux de cette confidence si étroite.

Ce jour là même [31 décembre] M. de Marca, qui ne craignait rien tant que le bruit dans une affaire où sa sagesse mondaine se figurait de grandes moissons, écrivit un second billet à M. Le Tellier. La Faculté de théologie de Paris lui causait quelque embarras. Gomme les nouvelles lumières de cet archevêque ne lui étaient pas connues, et qu'elles étaient incommunicables à toutes sortes de personnes à moins que d'être secrétaire d'Etat ou tîls de secrétaire d'État* de la considération de M. Le Tellier, il était à croire que les docteurs ne se tairaient pas sur un article où plusieurs d'entre eux avaient encore quelque reste de connaissance des droits du roi et des anciennes maximes de l'Église gallicane, qui ne sont autres que l'Écriture, Tautorité des conciles et les sentiments des saints Pères de l'Église. Le raisonnement de ces docteurs pouvait le déconcerter, et il les prévint par ce billet adressé au même ministre et secrétaire d'Etat :

u On m'adonne avis ce soir dernier décembre, que lundi on doit parler en Sorbonne de la thèse de Clermont touchant l'infaillibilité du pape, et que l'on prétend faire ordonner par arrêt du conseil au dit Parlement qu'elle sera supprimée, avec défense de parler de ces matières.

« Si on la met en dispute dans la Faculté, on ruine toute raulorité des constitutions contre Jansénius, et l'on fait un horrible schisme entre le pape et la France, et même entre les savants du royaume, ce qui aurait encore un plus méchant effet si l'on donnait l'arrêt proposé soit au conseil, soit au Parlement.

« C'est le dernier effort de la malice des jansénistes, qui

l.Ce passage depuis : dont l'âge était alors peu avancé, a été barré au ms. et ne figure pas aux copies.

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