‹ Mémoires sur l'histoire ecclésiastique du XVIIe siècle (1630-1663) (volume 4)Chapitre 254 sur 440 · L1VR8 XXVIII · texte numérisé non relu

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occasion d'élever la puissance pontificale. Le Père Hilarion a eu de grandes conférences avec le pape sur ce sujet. Où est l'ancienne Sorbonne, qui aurait déjà foudroyé cette proposition ? Ou sont les Serviu, les Marion, les de Harlay, qui ne se seraient pas tus en cotte occasion, où l'Etat est fort intéressé, et où les maximes anciennes de France sont tout à fait renversées? Où sont les évêques de l'assemblée de Melun? Où sont les vicaires généraux tels qu'ils doivent être ? Ou est notre honneur et notre conscience, de nous taire quand il y a un si juste sujet de parler? Pour moi, je vas solliciter les évêques en qui je crois qu'il y a quelque étincelle de l'esprit pontifical, afin de nous opposer à celte doctrine pernicieuse qui renverse la religion, et qui donne un juste sujet aux hérétiques de nous faire des reproches à quoi nous ne pourrons répondre. J'écris à M. d'Angers pour savoir de lui ce qu'il croit qu'il faut faire. Prions Dieu, mon très cher, prions Dieu, et affligeons-nous en sa présence, car le temps de la visite est venu, et il semble qu'il veut abandonner son héritage; mais espérons toujours eu lui, qui mortifie et qui vivifie, qui laisse prévaloir quelque temps les ténèbres, mais qui sait eu tirer la lumière. Oh! qu'il est fâcheux de vivre en un si mauvais temps, et à quoi. Seigneur, nous réservez- vous? Vous voyez comme je vous écris de l'abondance de mon C(j;3ur.

« La déclaration que vous m'avez envoyée est fort sage ; elle ne contentera pas sans doute. Mais que faire? L'époux protégera ses épouses, et ce leur sera un grand honneur de souffrir quelque chose pour lui. Dans la gloire, il sera un époux de ileurs; mais en ce monde, c'est un époux de sang. Je les remercie de leur charité, et je leur en demande la continuation. »

Ce que M. de Vence marquait des hérétiques à qui la thèse des Jésuites deviendrait une occasion de scandale était fort considérable. Car si la signature du formulaire et les contestations qui s'élevaient dans l'Eglise sur ce sujet, servaient de prétexte à tous ses ennemis pour n'y pas rentrer, un point aussi important que l'est celui de la prétendue infaillibilité du pape dans le fait ne pouvait être qu'une grande pierre d'achoppement à ceux qui s'étaient séparés, depuis plus d'un siècle, du sein de leur mère.

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M. Holdeii, anglais, docteui* de la Faculté de théologie de Paris, dont on a déjà parlé dans cet ouvrage '. en avait eu de nouvelles marques depuis quelque temps. Et un seigneur anglais lui ayant écrit que cette dispute touchant la signature du formulaire servait d'excuse aux protestants de son pays pour ne pas se' réunir aux catholiques, il lui en écrivit cette lettre latine :

« Nonest, illustrissime Domine, quod mireris si adhuc inter noshaudpenitus conveniat. Tradidit enim Deus [mundum^, dicente Scripturâjdisputationi hominum. Scias tamen velim, nostrum modolitigium non de materiajuris, non de doctrine revelatâ et càtholicâ, non de fidei christiana? dogmatibus exsistit. De his siquidem nulla prorsus inter nos controversia, digladiatio nulla. Galliarum etenim episcopi, Parisiensis Facultatis doctores, ecclesiarum parochialium rectores profitentur uno ore omnes quaestionem seu materiam facti in formula fidei contentam non esse fidei chrislianaet revelata3 articulum. Ac proinde ad protestantes vestros nihil omnino spectat haec vestra allercatio. id vero de quo modo agitur, hoc est, utrum formulée fidei subscribendum sit, necne, licet in episcoporum mandatis non distinguatur expresse materia facti, qua* ab Alexandro VII defînita est, a materia juris, quam quidem fidei catholicte et revelatae doctrinam esse nemo est qui neget. Mac autem in re plus sequo scire pulsores esse mihi hercule videntur nonnulli. Haec etenim dislinctio, licet in formula descripta non habeatur, ex rerum tamen natura satis clara habetur, Ea namque est bonorum omnium intentio, for^ mulîfi nimirum fidei, quae in una propositione duabus propositionibus sequivalenli materiam juris, et materiam facti involvit, eâ via ac ratione subscribendam esse, quaî utriusque propositionis naturae ac qualitati conveniat. hoc est, unicuique propositioni secundum suam speciem, idque eodem prorsus modo confuse in formula positis, ac si distincte ponerentur. Malint(?) quidem aliqui, mallem sanè et ego, formulée liberiori (?) subscribere, si pluribus iisdemque noD aequivocis verbis distincte in ea posilai fuissent praedictee proposiliones. Esto, sed cum aliter se res habeat, numquid justam inde arbitrantur fuisse causam quominus

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