LIVRE xxvm
imperterrite asserta à Jesuitts, et negata constanter à jansenistis, expositus ex duplici parlium scripto, scilicet Fxpositione 7'heseos, et Illusionlbvs Jesuitarum,'addita brevi Epicrisi de progressibus infallibiiatis Papœ.
Le 15 de février, le général des Gordeliers écrivit au Père du Bosc une lettre pleine de louanges et d'applaudissements, sur les ouvrages contre les disciples de saint Augustin, et il y relevait beaucoup celles que le pape Alexandre VII lui avait écrites.
Pendant ce temps-là, on traita à Rome de quelques affaires considérables. On y mit dans l'index des livres défendus une compilation de quelques ouvrages de saint Augustin, de saint Prosper et de saint Fulgence touchant la grâce, que M. Sinnich, docteur de la Faculté de Louvain, avait publié', dès l'année 1648, sous le nom de Trias sanctorum Patrum de gratia ; et comme ce n'était qu'un extrait de ces trois Pères de l'Église, dont l'autorité les mettait hors d'atteinte de toute censure, ceux qui dressèrent ce catalogue marquèrent que cette condamnation tombait seulement sur les titres des chapitres et sur la table de cet ouvrage, jusqu'à ce qu'ils fussent corrigés.
Il fut plus aisé aux Jésuites d'obtenir cette censure que de faire cesser les congrégations des curés de Rome, qui continuaient de s'assembler à la Sapience pour examiner leur morale corrompue.
Un évéque d'Espagne sollicita en ce temps-là la décision d'une question assez nouvelle et fort surprenante, savoir si les enfants qui viennent au monde avant terme et par avorlement doivent être baptisés sous condition. Le pape crut cette affaire assez importante pour l'examiner dans une congrégation particulière qu'il composa des cardinaux Corrado, Rospigliosi et Chigi, de trois prélats et de trois théologiens, et on crut que l'on voulait décider cette honteuse question pour en tirer des conséquences pour celle de la conception immaculée de la Sainte Vierge*.
Les Jésuites employèrent toutes choses depuis le pontificat d'Alexandre VII pour établir comme un article de foi