‹ Mémoires sur l'histoire ecclésiastique du XVIIe siècle (1630-1663) (volume 4)Chapitre 300 sur 440 · LIVRE XXIX · texte numérisé non relu

LIVRE XXIX

Il était glorieux aux disciples de saint Augustin d'être traités d'hérétiques pour ne pas croire le pape infaillible dans les faits, comme le P. Ferrier lui attribuait nettement cette nouvelle infaillibilité selon les thèses de leur collège de Clermont qu'on ne peut soutenir sans hérésie. Les injures et les louanges coûtaient fort peu à ce Père, et comme sa complaisance transformait le sieur Marandé, c'est-à-dire l'un des plus faibles et des plus ridicules écrivains de notre siècle, en un auteur dont la réputation s'était répandue dans toute la France et dans les pays étrangers, aussi l'esprit de calomnie dont il était animé lui faisait prendre pour des hérétiques endurcis et opiniâtres des théologiens d'une foi très pure et d'une piété exemplaire'.

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