‹ Mémoires sur l'histoire ecclésiastique du XVIIe siècle (1630-1663) (volume 4)Chapitre 306 sur 440 · LIVRE XXIX · texte numérisé non relu

LIVRE XXIX

l'information de M. de Rodez pour rarchevêché de Paris; qu'en soutenant que la préconisation ne leur donnait aucun droit nouveau, on s'était fondé en cela sur les trois derniers exemples de l'église de Paris; qu'enfin ces écrits ne blessaient en rien l'autorité du Saint Siège ni le respect qui était dû aux deux constitutions, puisqu'au contraire on reprochait aux auteurs du mandement de les avoir falsifiées.

Mais quelque raisonnable que fût cet écrit, publié le 18 juillet, ceux' qu'il soutenait furent condamnés au feu et brûlés par la main du bourreau, tant était grand le crédit des Jésuites et l'indignation de la cour. Les personnes non prévenues ne laissèrent pas d'en juger autrement, et voici ce que M. Girard, abbé de Verteuil, en mandait de Bordeaux quelque temps après : « J'ai vu les nullités du troisième mandement de messieurs les vicaires généraux de Paris, que le feu de la Croix du Trahoir* n'a pas toutes brûlées. Elles m'ont dit : Igné nos examinasti', et in nobls inventa non est iniquitas. Elles sont pleines de piété et de belle doctrine qui enseigne aux évêques leurs obligations, et à tout le monde le respect dû à l'épiscopat. Elles sont écrites avec grande netteté, clarté, distinction et force de raison. »

Page 1