LIVRE XXIX
impediunt quominussuâ naturali bonitale et œquitate regatur, aut audiat alteram partem. Pergamus nos^ justilito et veritati innitendo, reddere pro bono raaluni, benignitatem et longanimitatem nostram opponentes ; ac si quid aliud per nos faciendum videatur fraternitatibus vestris, rogamus vestras sententias sive coram, sive scripto, sive in prœsenti, sive quando placuerit. Légat cardinalis Azxolinus scripta a nuntio Galliarum usque ad diem 14* septembris. »
La relation, dont il parlait était écrite en italien. En voici la traduction :
Le 29 août, il arriva à Paris un courrier de M. l'ambassadeur de France, avec un avis de l'accident arrivé le 20 du même mois entre les domestiques de Son Excellence et les Corses. La Majesté du roi très chrétien tint en sa présence un conseil, après lequel M. le comte de Brienne fut trouver Monseigneur le nonce pour lui commander de la part de Sa Majesté de partir de Paris le lendemain et de s'en aller à Meaux, jusqu'à un nouvel ordre de Sa Majesté, en lui insinuant que l'on prenait cet expédient pour s'assurer de la personne du même nonce par un contre-échange de ce qui était arrivé à Rome. M. le nonce répondit avec démonstrations de respects, dit qu'il obéissait au roi ; mais qu'il voulait avant toutes choses avoir cela par écrit, et en même temps partit la nuit' même pour la cour, où n'étant connu* d'aucun autre que de M. de Lyonne, il lui exposa les sentiments du pape sur le sujet de l'accident arrivé à Rome, les ordres qu'il avait donnés pour la punition des coupables, et les démonstrations qui en avaient été faites à M. l'ambassadeur, et tâcha d'éclaircir la vérité du fait, qui avait été altérée parles relations précédentes, et de lui faire connaître qu'il ne pouvait recevoir une relégation. M. de Lyonne parut bien disposé, et dit qu'il en avait parlé au roi, comme il l'avait effectivement [fait], mais sans fruit. Le matin suivant, M. le nonce retourna à Saint-Germain, s'abstenant d'aller au château pour témoigner son respect à l'ordre du roi. M. Le Tellier alla s'aboucher avec lui avec permission de Sa Majesté, mais témoignant de la dureté aux remontrances et aux prières du nonce [lequel] n'ayant pu [rien