M s. : oU su d'aucun autre
obtenir], ni pour le retardement, ni pour le départ, il écrivit au même M. Le Tellier, une lettre qui contenait ce qui suit :
« Je ne puis en nulle manière [recevoir] une relégation par grâce, ni que l'on dise que ce soit pour ma sûreté, comme si cela faisait tort à la grandeur de Sa Majesté. Que si on a jamais pu dire qu'un innocent et qu'un nonce de Sa Sainteté ne fût point en sûreté dans Paris, il me sera aussi permis de dire, avec toute la soumission et le respect que je lui dois, qu'il sera bien au pouvoir du roi de me retenir, ou de me faire aller où il commandera; mais qu'il n'est point en ma volonté de le faire sans en avoir une permission particulière de Sa Sainteté, ou au moins sans qu'il paraisse que j'ai été contraint de le faire, ce que le roi ne peut attribuer à aucun défaut d'une profonde obéissance, que je lui montrerai toujours par mes discours, avec toutes les actions d'une très humble servitude envers Sa Majesté, laquelle étant aussi juste qu'elle est ne peut commencer par exiger d'un nonce la punition d'un accident aussi fortuit que l'est celui dont il s'agit, et que Sa Sainteté lui déclarera le vouloir punir en la personne des coupables, ainsi qu'elle a déjà commencé de faire. J'espère que Votre Excellence en aura compassion, et qu'il lui plaira de me protéger, etc. >.
M. le nonce persista à vouloir qu'il parût pour son départ une nécessité précise. Le 13, il reçut de M. de Lyonne une lettre avec des ordres réitérés de Sa Majesté d'aller àMeaux, ce qui fitqu'aprèsavoir expérimenté que tous les officesqueles ministresdes princes catholiques luiavaient [rendus avaient] été inutiles pour apaiser l'esprit du roi, et de plus, par leur conseil même il partit de Paris; mais au lieu d'aller à Meaux, il s'en alla à Saint-Denis, pour ne pas consentir à une relégation, et avec les offices que les ministres lui rendirent, et l'entremise de ceux qui représentaient les princes de faire agréer sa résolution par la cour, sans lui donner occasion de s'irriter contre lui.
Il eut avis aussi dès le commencement comment on envoyait à M. l'ambassadeur un ordre de se retirer de l'État de l'Église, et de s'en aller à Sienne, et que quand on saurai t sa marche et qu'on le poursuivrait, on enverrait en même temps le nonce hors du royaume.