‹ Mémoires sur l'histoire ecclésiastique du XVIIe siècle (1630-1663) (volume 4)Chapitre 377 sur 440 · Le copiste s'est arrêté à di farli délia mente · texte numérisé non relu

Le copiste s'est arrêté à di farli délia mente

2. Le copiste s'est arrêté dès la première ligne, la lecture de l'autographe l'a rebuté.

que la cour de France avait de se plaindre, et voici l'article de Rome du 19 septembre :

« L'auditeur du nonce en France est venu en dix jours, et a rapporté la nouvelle de l'ordre que son maître avait reçu de Sa Majesté très chrétienne de sortir du royaume. L'ambassadeur d'Espagne qui vient résider en cette cour est arrivé à Civita Vecchia; mais il a passé outre, et est allé à Gaëta, au royaume de Naples. Les barricades qu'on avait faites pourchasser d'ici le duc de Créquy continuent depuis son départ, ce qui fait bien voir que la crainte que Ton avait que les Français missent cette ville au pillage n'était qu'un prétexte pour couvrir l'autre dessein. On continue aussi les levées de cavalerie et d'infanterie, dont il est naguère arrivé quatre compagnies, deux d'Ascoli, l'une de Rieli et une de Pérugia. Cependant la congrégation d'État s'assemble toujours pour la forme, mais on en tient de plus particulières entre les confidents, pour ôter la connaissance des affaires aux cardinaux Sachetti, Franciotti et Farnèse, et les exclure des délibérations. D'ailleurs notre gouverneur, pour se rendre nécessaire et confondre si bien son intérêt particulier dans le général qu'on ait peine à le démêler, s'engage continuellement en de nouvelles violences contre le peu de Français qui sont demeurés. Il envoie des assignations jusque dans le palais Farnèse, fait choquer par les sbires, dans la place du dit palais, les domestiques que l'ambassadeur du roi a laissés à la garde de ses meubles; et a même fait foncer les portes du couvent français des religieux de saint Antoine.

« Le 11 de ce mois, la résolution ayant été prise de licencier les Corses pour s'exempter de les châtier d'un crime digne des plus rigoureux supplices et l'se] mettre hors d'état de le pouvoir faire si Sa Majesté le demandait, ils furent le lendemain envoyés à Civita Vecchia au nombre de deux cents, qui avaient en tête le capitaine qui les commandait le jour de l'assassinat. Ils partirent de leur quartier de Capole-Case en bon ordre, l'arquebuse sur l'épaule, tambour battant, enseigne déployée, et leur bagage en queue. Et comme le peuple s'aperçut qu'ils allaient droit au palais Farnèse et se détournaient d'un quart de lieue de leur chemin, il se fit un grand concours dans la place du dit palais pour voir ce qui s'y passerait, n'y ayant personne

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