LIVRE XXX
que Pépin et Charlemagne leur avaient rendus, et les excès de Charles V, qui avait tenu Clément Vil assiégé dans le Vatican par une armée de Luthériens, pour traiter les Français d'hérétiques comme le nonce faisait, et pour exempter tous les princes de la maison d'Autriche de toute tache d'erreur et d'hérésie. Mais il fallait avoir d'étranges principes de conscience pour assurer celle du roi d'Espagne sous prétexte de religion, et l'exhorter à rompre sans scrupule une paix nouvellement jurée et affermie par une alliance sainte après une si longue et si cruelle guerre, qui avait coûté tant de sang à toute l'Europe.