‹ Mémoires sur l'histoire ecclésiastique du XVIIe siècle (1630-1663) (volume 4)Chapitre 66 sur 440 · CHAPITRE XIV · texte numérisé non relu

CHAPITRE XIV

M, Duhamel tâche de s'e justifier par plusieurs lettres. Alf^ictiou de ses amis sur sou chaugemeot

L'affaire du mandement n'était pas encore terminée entièrement lorsque les anciens amis de M. Duhamel se communiquèrent les lettres qu'il avait écrites à quelques-uns d'eux pour sa justification, et ce ne fut pas sans être pénétrés d'une profonde douleur en voyant en lui un changement si étrange. Voici celle qu'il avait écrite à M. Taignier, le 25 de juin, à Chalon-sur-Saône :

« Mon cher Père, « Je dois à la justice et à votre grande charité, non ma justification, parce que je n'en désire aucune devant les hommes, je me contente d'ouvrir mon cœur à Dieu qui connaît les grandes angoisses que j'ai souffertes et que je souffre pour ce sujet sans pouvoir recevoir aucune consolation, ni même les pouvoir exposer à qui que ce soit, excepté au Père Ferret*, qui s'est trouvé avec nous pour

1. Peut-être s'agit-il ici du père Gaspard Féret (1623-1707), de l'Oratoire, qui fut officiai de M. de Gondria à Sens.

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