‹ Mémoires sur l'histoire ecclésiastique du XVIIe siècleChapitre 135 sur 412 · CHAPITRE XXIII · texte numérisé non relu

CHAPITRE XXIII

Délibération de l'Assemblée générale sur l'affaire de M. le cardinal de Retz pendant le mois de novembre.

Le 4 novembre, M. de Hodencq, curé de Saint-Séverin, ayant été introduit dans l'Assemblée générale, dit qu'en même temps que M. le cardinal de Retz avait su la délibération qu'elle avait prise ensuite de la lettre qu'il lui avait rendue de sa part, il avait cru qu'il devait suivre les mouvements de la compagnie et donner des preuves de sa soumission aux volontés du roi en nommant des vicaires généraux agréables à Sa Majesté. Que pour cet effet mon dit seigneur le cardinal de Retz avait envoyé des provisions de grand-vicaire à M, le doyen de Notre-Dame, personne agréable aii roi; qu'il lui avait aussi envoyé des provisions de grand-vicaire qui n'étaient point condi-

tionnées comme celles en vertu desquelles il avait agi jusqu'alors, par lesquelles il n'avait pouvoir d'exercer qu'en l'absence des premiers vicaires généraux ; que rien n'empêchait plus la compagnie de rendre à M. le cardinal de Retz les offices qu'elle avait proposé de lui faire, et que le roi, à l'exemple de Dieu dont il était la plus vive image, ne trouverait pas mauvais qu'elle s'adressât à lui pour cet effet par des prières très respectueuses.

Ensuite, M. le curé de Saint-Séverin ayant présenté à la compagnie une lettre de M. le cardinal de Retz, laquelle il disait ne contenir que ce qu'il venait d'exposer, il la mit entre les mains de MM. les secrétaires, et l'Assemblée remit au lundi suivant à délibérer sur la demande qui en avait été faite par quelques provinces, conformément au règlement.

On n'en parla point néanmoins ce lundi 7 novembre; mais le mardi M. l'abbé de Roquépine dit que le sieur Carlier, l'un des commis de M, Le Tellier, venait de lui apporter une lettre du roi pour .l'Assemblée, que M. de Villars eut ordre de lire. Elle contenait ce qui suit...'

Le vendredi 10 novembre, M. l'archevêque de Narbonne ayant demandé à MM. les promoteurs s'ils n'avaient rien à représenter à la compagnie, ils dirent qu'après tant d'ouvertures faites, il [ne] restait plus qu'à prendre une résolution, de laquelle ils trouveraient la règle et les fondements dans la délibération de la compagnie qui avait ordonné des offices conditionnés pour le temporel de M. le cardinal de Retz, et qui portait qu'en cas qu'il donnât contentement au roi en nommant des grands-vicaires pour l'administration de l'église de Paris, lesquels fussent agréables à Sa Majesté, le clergé emploierait ses offices auprès d'elle pour la demande de son temporel.

Que cette délibération était une manière d'engagement mutuel, parce que, comme elle liait M. le cardinal de Retz à une nomination qui fût agréable, elle engageait aussi le clergé à lui faire des offices ; que mon dit seigneur le cardinal de Retz avait accompli sa condition par la nomination qu'il avait faite pour ses grands-vicaires de la personne de M. le doyen de Notre-Dame, toujours demandé par le roi, et

i. Deux pages en blanc pour la transcription, qui n'a pas été faite.

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