‹ Mémoires sur l'histoire ecclésiastique du XVIIe siècleChapitre 228 sur 412 · Sic. Il faut sans doute lire : vérité · texte numérisé non relu

Sic. Il faut sans doute lire : vérité

( Jeudi 5, fut résolue la suppression des livres du P. Bagot, l'anonyme et la déclaration de M. Rousse.

Vendredi 6, au matin, le roi nous envoya dire qu'il ne désirait point qu'on insérât la délibération prise dans le procès-verbal.

L'affaire mise en délibération, tous allaient à faire des remontrances au roi sur ce que l'Assemblée n'était pas libre, s'agissant de matière ecclésiastique et de doctrine. Pourtant il fut conclu que puisque les évéques étrangers avaient assisté à la délibération, ils devaient avoir part de cet incident et [qu'on devait] prendre leurs avis.

Ce malin 7 ayant été pris pour prendre une résolution sur ce que le roi nous avait envoyé dire, de bon matin, M. le cardinal s'y est trouvé et a représenté qu'il ne s'agissait pas de croire si les évêques étaient de droit divin; que le concile de Trente y était formel; mais que nous ne devions pas faire des résolutions qui pussent choquer Sa Sainteté, et que le clergé de France n'en avait jamais usé de la façon; que quand ceux d'Angleterre écrivirent contre l'épiscopat, Petrus Aurelius écrivit contre cette doctrine, et que nous en devions user de la façon etc; que je ne puis dire parce qu'il serait trop long ».

Cependant l'orgueil des Jésuites n'était pas encore satisfait; c'était peu pour eux que Ton eût uni l'Anonyme et l'écrit de M. Rousse avec le livre dti P. Bagot pour les supprimer également, et ils étaient fort en colère de tout ce qui s'était passé en celte Assemblée, quoique leurs plus zélés partisans en eussent remué toutes les machines. Voilà l'esprit de cette impérieuse société, qui veut que lesévéques lui rendent une obéissance aveugle et adorent ses chimères en exécutant de point en point toutes ses passions.

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