‹ Mémoires sur l'histoire ecclésiastique du XVIIe siècleChapitre 239 sur 412 · CHAPITRE XXXI · texte numérisé non relu

CHAPITRE XXXI

Lettre circulaire de l'Assemblée sur le livre du Père Bagot et l'Anonyme, dressée par M. de Montauban, imprimée, et arrachée ensuite du procès-verbal.

Si l'Assemblée générale du clergé de France n'avait point été asservie à l'autorité du premier ministre dans l'exécution de ses délibérations, et si la lettre circulaire que M. de Montauban avait dressée touchant l'affaire du Père Bagot n'avait point été retranchée du corps du procès-verbal depuis sa signature et son impression, nous ne serions pas obligés de la rapporter ici tout entière. Mais puisque la prévoyance politique [des Jésuites] qui employèrent en ce temps là toute la souveraineté du roi pour l'étouffer entièrement, n'a point empêché qu'elle ne soit venue jusqu'à nous, il est de notre devoir de la rétablir en sa place, tant pour la satisfaction de ceux qui aiment l'Église et la vérité de son histoire, que pour faire voir au public qu'il n'est pas plus aisé d'étouffer la vérité que d'éteindre le soleil. Voici ce qui avait été imprimé d'abord et ce qui n'a pu être enlevé du procès-verbal que par d'étranges machines '.

Du Clergé de France, ce 25 avril,

Monseigneur l'évêque de Montauban s'est mis au bureau et a dit que suivant l'ordre de l'Assemblée, il avait dressé une lettre circulaire pour informer les diocèses de tout ce qui s'était passé au sujet des livres de l'Anonyme etdu Père Bagot; et qu'en exécutant cette commission qui lui avait été donnée, il avait tâché de suivre les sentiments et l'esprit de l'Assemblée. Ensuite de quoi mon dit seigneur de Montauban a lu une lettre qui a été approuvée et signée :

1. La citation qui suit est incomplète au ms. p. 266-267. Cinq pages sont ensuite restées blanches avec la mention suivante, de la main d'Hermant : « Écrivez le reste. » Malheureusement le reste n'a pas été écrit.

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