‹ Mémoires sur l'histoire ecclésiastique du XVIIe siècleChapitre 369 sur 412 · LIVRE XVIIl · texte numérisé non relu

LIVRE XVIIl

docteurs. M. le cardinal Mazaria et M. le chancelier n'y étaient point épargnés. Au contraire, M. le cardinal de Retz y était relevé par de grands éloges, comme l'homme du monde le plus capable de remettre cette Faculté dans son lustre.

Comme tous les désordres de l'Église et de l'État étaient attribués en ce temps-là aux disciples de saint Augustin, M. Morel ne manqua pas de dire à M. le nonce et à M. de Toulouse, qui étaient venus ce jour-là à la dernière sorbonique, que les jansénistes étaient infailliblement les auteurs de ce placard. 11 répandit ce faux bruit par tout Paris pendant les semaines suivantes. L'assurance qu'il avait que son misérablelibelledemeureraitsans répartie par l'impuissance où étaient M. Arnauld et ses amis d'obtenir des privilèges lui enflait le cœur, et il ajoutait cette dernière calomnie à toutes les autres, parce qu'il savait bien que c'était le véritable moyen de rendre odieux à la cour des théologiens qui ne défendaient la vérité que par le seul zèle de la vérité même.

Page 1