‹ Mémoires sur l'histoire ecclésiastique du XVIIe siècleChapitre 372 sur 412 · LIVRE XV ni · texte numérisé non relu

LIVRE XV ni

défendre le clergé séculier, ainsi que les Jésuiles s'étaient défendus eux-mêmes. Mais pour suppléer à son défaut, il entrait en lice à sa place, et c'était là la magnifique Préface du Père Pirot', auteur de cette Apologie.

Ces Pères se persuadaient que la conjoncture leur était trop favorable pour ne s'en pas prévaloir. Car la ruine des disciples de saint Augustin leur paraissait inévitable. M. le chancelier était actuellement occupé à dresser une déclaration du roi sur la bulle d'Alexandre VII, et le roi la devait porter lui-même au Parlement. Ainsi n'y ayant plus de ressources pour leurs adversaires, ils les croyaient réduits à un silence éternel, et [s'imaginaient] pouvoir répandre impunément les détestables maximes de leur théologie charnelle et accommodante. Mais ils ne considéraient pas qu'ayant ainsi levé le masque, tous ceux qui avaient quelques sentiments de religion et de piété de reste s'allaient élever contre eux, et que par la publication de ce libelle, ils allaient allumer un feu qui ne devait s'éteindre que par les censures des prélats, de la Faculté de théologie et du pape même.

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