‹ Mémoires sur l'histoire ecclésiastique du XVIIe siècleChapitre 78 sur 412 · Ms. : continuer · texte numérisé non relu

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2. Maria Gureau de la Chaaabre (1594-1669) membre de l'Académie française, fut médecin ordinaire de Louis XIV. S.on fils aîné-François fut ler médecin de la Reine.

iOO MÉMOIRES DE GODEFROl HERMANT

mencées en sa personne en le conduisant à la Bastille. Dès qu'il eut ouvertlabouche sur cette matière, plusieurs s'élevèrent contre cette proposition, et dirent qu'il fallait envoyer ce paquet à la cour, à cause des défenses que le roi avait faites à l'Assemblée d'avoir aucun commerce avec M. le cardinal de Retz, et de recevoir aucune lettre de lui. Les autres soutenaient au contraire que ce n'était point avoir commerce avec lui que de recevoir les lettres et les paquets de ses grands vicaires, et que même le roi avait prié l'Assemblée de prendre garde aux choses qui concerneraient le gouvernement du diocèse de Paris. Enfin toutes les provinces ayant délibéré sur ce sujet, il fut conclu que l'Assemblée ouvrirait le paquet de M. Lavocat, et que l'on examinerait toutes les pièces; cela fut fait dans l'instant, et ensuite il fut arrêté que le tout serait mis entre les mains des députés de la province de Paris pour en faire leur rapport sur le champ et sans aucune remise. Ces députés se mirent derrière la tapisserie et en firent leur rapport; mais comme l'heure était passée, on en remit la délibération à une autre fois.

Le jeudi suivant, le sieur Cartron, banquier, fut conduit à la Bastille par ordre de M, le chancelier. Plusieurs crurent que la cause de sa détention était de ce que M. l'official lui ayant dit qu'il n'avait pas d'argent à lui donner pour ce qui lui restait à payer de ses bulles, et ce banquier l'ayant pressé de lui en donner selon sa promesse, ce grand vicaire déposé lui avait dit que c'était un méchant, qu'il avait communication avec tous ceux qui fomentaient le désordre dans le diocèse de Paris. sur les révocations qui avaient été faites de sa personne en qualité de grand vicaire et d'official, et que même il rendait tous les paquets de M, le cardinal de Retz. Le fait de cette contestation arrivée entre eux était véritable, et on voulait que M. Du Saussay l'eût déféré à la cour pour ce sujet; mais la vérité était qu'on ne l'avait arrêté que sur une lettre écrite de Rome qui avait été trouvée parmi les papiers de M. Chevalier, qui portait que dans quelques affaires qui concernaient M. le cardinal de Retz on s'adressât à ce banquier.

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