‹ Mémoires sur l'histoire ecclésiastique du XVIIe siècleChapitre 86 sur 412 · Le nom est resté ea blanc au ma · texte numérisé non relu

Le nom est resté ea blanc au ma

choses contre le service du roi dans la ville de Paris, Sa Majesté considérait néanmoins la recommandation qu'en faisait le clergé ; mais que cela ne pouvait être sitôt exécuté, et que sur le tout Sa Majesté allait se faire informer du détail des choses, et prendrait le soir résolution en son conseil, dont le lendemain matin elle leur ferait donner connaissance.

Qu'en effet, le lendemain 19 juillet, Son Éminence avait fait avertir ces députés de se trouver en sa chambre, où s'élant rendus ils avaient trouvé que Sa Majesté en sortait et qu'elle y avait tenu conseil, auquel avaient assisté les quatre secrétaires d'État ; lesquels étant restés dans la chambre avec Son Éminence, et les députés du clergé y étant entrés, elle leur avait dit que le roi venait d'y résoudre leur réponse, laquelle M. Le Tellier avait écrite et dont il avait fait la lecture; mais que parce qu'entre autres choses. Sa Majesté y déclarait qu'à l'avenir, lorsque M. le cardinal de Retz écrirait à l'Assemblée, elle lût ses lettres et prît sur ce qu'elles contiendraient les plus promptes et les meilleures résolutions qu'elle pourrait pour supprimer le mal dès sa naissance, M. de Montauban avait pris la parole et dit à Son Éminence que puisque Sa Majesté, considérant le respect et l'obéissance de l'Assemblée, lui donnait cette marque de sa confiance^ l'exécution en devait commencer dès lors, et son Éminence faire rendre aux députés les paquets de M. le cardinal de Retz pour les reporter à l'Assemblée, qui prendrait ses résolutions sur ce qu'ils contenaient. Mais que son Éminence avait répondu que le roi ne les avait pas encore ouvertes ni rien résolu dessus, et qu'en son particulier elle promettait que, quand elle les aurait vues, s'il y avait quelque chose qui regardât l'Assemblée [elle s'empresserait], de leur en donner avis.

Qu'après avoir pris congé de Sa Majesté, de la reine, de monseigneur, de Son Éminence, Sa Majesté leur avait envoyé quelque temps après, par M. le comte de Brienne, chez M. Du Plessis où ils dînaient, la réponse du roi par écrit, contenant que le roi avait été fort touché de ce qui lui avait été représenté être arrivé à Montauban ; qu'aussi Sa Majesté avait donné ordre à M. le chancelier de vider le partage intervenu sur ce sujet en la Chambre de l'édit de Castres, et que lorsque la chose serait faite, elle commanderait à

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