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Il4 MEMOIRES
suites d'une captivité si rii^oureuse ^ Ne serait-il pas juste de fixer un tarif pour tous les objets vendus aux prisonniers par le geôlier? le prix excessif qu'il met à tout ce qu'il fournit , est un abus qu'il faudrait, ce me senij3le, réformer; sans doute il doit gagner sur ce qu'il cède, mais faut-il qu'il quadruple ses bénéfices, et qu'il prive ainsi des infortunés de quelques adoucissemens , auxquels il les force de renoncer?
Le bagne militaire est un vrai service rendu à l'humanité; mais est-il bien nécessaire de priver les malheureux qui y sont enfermés du mince matelas qui leur avait été accordé ( i ) ; et ne doit-on établir aucune différence entre les soldats punis pour des fautes commises souvent dans un état d'ivresse , et des assassins ?
(i) En passant à Lorient, M. de Clermont-Tonnerre, alors ministre de la guerre, ordonna, dit-on, de brûler tous les matelas du bagne, qu'une souscription avait, je crois, accordés aux militaires qui y languissaient. Ces prisonniers couchent maintenant sur le bois, comme les galériens de Brest , Toulon et Rochefort !..
SUR .TOSKPHINE. T 1 1)
LETTRE XYII.