LETTRE XX
A liUGfeNE KT HORTENSK SES ENFANS.
« Vos deux billets , quoique sous la même date, me sont parvenus à trois jours de distance 1 un de l'autre. Ils sont jolis , mes bons enfans, car ils disent bien que vous m'aimez , et si votre tante ne m'assurait qu'elle n'y est pour rien , j'aurais cru y reconnaître la main de la Fée. Mais si elle n'a pas écrit les billets, c'est elle au moins qui m'assure de votre excellente conduite ; à la vôtre je reconnais son amabilité et sa bonté. Votre père sera aussi charmé que moi. Vous trouvez juste de nous donner des consolations, tandis que les médians nous persécutent : ceux-ci passeront et seront punis ;
VOUS , mes bons entiins , serez récompensés de votre bon cœur , par notre félicité.
Mettez-vous aux deux côtés de la Fée bienfaisante , et baisez-la , pour votre père et pour moi , à qui mieux mieux. »
I2<S MÉMOIRHS