A MADAME FANNY DU KEAUHARNAIS
« Il faut , ma bonne tante, que je recueille toutes mes forces pour vous faire part de la catastrophe qui vient de nous frapper ; il faut que vous rassembliez toutes les vôtres pour l'entendre.
n Les réflexions que fit mon mari devant ses enfans , et que je vous ai transmises , ne vous ont point échappé ; « 11 est permis de ré- » sister à l'oppression , c'est même un devoir ; » mais la prudence doit guider la force , et » qui veut déjouer ou vaincre la tyrannie, doit » bien se garder de l'avertir. ». De vous expliquer comment ces mots, que nous croyions entendus de nous seuls , ont été recueillis par des oreilles d'espions, c'est ce qui me serait difficile; et aujourd'hui que j'y réfléchis encore