CHAPITRE XVI
Départ de Genève pour Paris. — Nous allons à la Malmaison. — Sa Majesté part pour Navarre. — On vient nous chercher quatre jours après en berline à six chevaux. — Noire arrivée à Navarre. — Réception aimable de l'impératrice. — Mademoiselle Avrillon, madame d'Audenarde. — Mon embarras et ma gaucherie à la cour.- L'évéque d'Évreux , madame la comtesse d'Arberg. — Mesdames de Rémusal , de Ségur, de Golbert , de Mackau, de Vicl-Castel.— MM. de Baral, de Beaumont > de Monaco-.,, de Tnrpin , etc.
Mous partîmes enfin de Genève pour reyenjr à Paris. Lorsque du haut d'une montagne du Jura, je vis pour la dernière fois cette ville où î'a?ais été si heureuse , j'ëprouyai un violent chagrin. C était un pressentiment de tout ce que je devais souffrir plus tard* Pendant toute la route je le conservai, et la présence de ma famille put seule me consoler , mais non me faire oublier tous les momens agréables passés dans
cette ville, que je désire tant revoir, et à laquelle j'ai probablement dit un adieu éternel I
Après quelques jours de repos , nous pent sàme^ à aller faire une visite à limpératrice , qui ëtait alors à Malmaison. Elle nous reçut en« core mieux qu'à Genève , et nous annonça qu'elle toulait absolument que nous fussions passer plusieurs mois avec elle à Navarre , où elle serait dans peu. On était à la ôu de no^ vembre; et» malgré mon goût pour les plaisirs de Paris , je pressai ma mère d'accepter. 11 fut donc convenu que Sa Majesté nous enverrait chercher aussitôt .qu'elle serait installée. Elle nous dit qu'il ne fallait pas faire de dépense pour notre toilette , parce qu'elle avait permis un uniforme, pour que toutes les femmes fussent mises de même : c'était une robe gros vert, n'importe de quelle étoffe t la couleur seule était exigée. Nous nous occupâmes donc d'en faire faire de fùtt simples, et j'attendis avec une vive im«palience le motnètit d'aller refoindre cette personne qui savait charmer tout ce qui l'approchait » et qui , semblable à une fée bienfaisante, calmait toutes les douleurs.
Le 4 de décembre nous vhnes arriver vne berline aux iinkies de l'empire, attelée de six
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chevaux, précédée et suivie d'un piqneur , et deux valets de pied sur le siège. L'imploratrice avait poussé la grâce jusqu'à nous envoyer une de ses premières femmes-de-chambre (i), pour qu'elle uous mît un peu au courant de la vie de Navarre. Je n'en croyais pas mes yeux , en voyant un si brillant équipage « et je me réjouissais » comme un enfant 9 de voyager avec tant de luxe, moi qui étais habituée aux hautes^ lourdes et sales diligences de cette époque. Ce fut avec une joie extrême que |e montai daus celte belle voiture. Nous fume s menées avec une rapidité qui m'étourdissait presque: nous n'attendions pas une minute aux relais ; un courrier commandait nos chevaux. INqus arrivâmes à Mantesy en trois heures et demie ; nous trouvâmes un excellent dîner préparé d'avance. J'étais si pressée de voir l'impératrice , que je permettais à peine que l'on achevât le service. £n£n , à huit heures , nous entrâmes dans la longue avenue qui conduit au palais; il était fort éclairé. Plus j'approchais, plus ma joie
(i) Mademoiselle Avrillon : ses manières prouvaient qu'elle approchait souvent de Sa Majesté. II est impossible d'avoir un meillear ton et plus, d'obligeance que eette personoe si dévouée à Timpératrice.
faisait place à une crainte que je ne pouvais surmonter.
N'ayant {amais vécu à la cour, étrangère à ses usages , et surtout à la dissimulation qu'on me disait la base de la conduite qu'il fallait y avoir, je ne pouvais me défendre d'une émotion de plus en plus pénible. L'impératrice ne m'en imposait pas : elle était si bonne ! Hais toutes ces dames, tous ces chambellans, qu'allaient-ils dire de mon embarras? Je questionnais mademoiselle ÂTrillon sur les personnes qui entouraient Sa Majesté; je lui témoignais la peur que j'avais de faire quelques inconvenances. Ni ses paroles rassurantes, ni le sang-froid de ma mère ne parvenaient à me rassurer, et je redoutais cette arrivée autant que je l'avais désirée. Enfin la voiture s'arrête; une troupe de valets-de-pieds s'empresse devenir nous aider à descendre et à décharger nos cartons et nos malles. On nous conduit à nos cbambreSy où nous trouvons le couvèrt mis.
Mademoiselle Avrillon nous dit que sûrement l'impératrice ne nous verrait que le lendemain, voulant nous laisser reposer, qu'elle allait la faire prévenirde notre arrivée, et qu'elle m'engageait à être tranquille sur ma réception, qui ne pou-
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vait être qu*agréable. Je respirai , en pensant que j'avais toute une uiiil pour me prépaiera ma présentation.
Je n'avais point été effrayée à Malmaison en faisant ma visite , parce que le salon était si plein de monde , qu'il ressemblait à tous les cercles où j'avais été, et quon ne me remarquait point. dans la ioule; mais je me disais que, loin de Paris 9 on avait besoin de distraction, et qu une personne aussi gauche que je le serais en deviendrait une foi*t amusante pour ces courtisans , que je me figurais tous moqueurs et impertinens.
' Au milieu de toutes ces belles réflexions, j'entends frapper à laporte, et je vois entrer madame d'Audenarde, qui nous demande à quoi nous songeons d'être ainsi tranquillement assises, quand Sa Majesté nous attend. Oh I pour le coup, je ne sus que devenir, et pour retarder l'instant que je redoutais tant, je cherchai raille prétextes tous plus mauvais les uns que les autres. Us furent, comme de raison , levés très-aiséînent ^ et il fallut revêtir cette robe verte qui, dans ce moment, me parut lourde! et affreuse. Madame d'Audenarde, avec une honlé extrême, chercha à dissiper ce qu'elle appelait mes
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temvn, m'assura quoa était dans le salou de Navarre tout aussi indulgent qu'ailleurs. J'en avais la preuve devant les yeux, et^ cependant, je ne poavais le croire. Après avoir apporté à ma toilette toute Ja lenteur imaginable , il fallut me résoudre k descendre. Je pouvais à peine me soutenir. Madame d'Audenarde nous précédait : je ne concevais pas son air simple et natorel.
Nous traversâmes une antichambre remplie de valets-de-pieds : ils étaient trente, je crus en voir deux cents t de là, nous entrâmes dans un salon où se tenaient quatre valets de chambre en habits brodés et l'épée au côté ; ensuite , dans un autre , occupé par l'huissier qui annonçait Sa Majesté. Craignant de paraître fière , je faisais révérence sur révérence , depuis la première antichambre jusqu a la porte où madame d'Audenarde me dit : « Allons , du courage , car voilà la galerie où est l'impératrice. » Par une singularité que je ne m explique pas, je ne tremblai plus dans ce moment II semblait que ce nom fût un talisman qui dissipait tout ce qui m'avait effrayé; et je suivis ma mère assez courageusement. Je fis mes trois révérences fort gauchement, j'imagine; mais
\'d bienveillance que je vis sur tous les visages , et qui était une conséquence naturelle de celle de la souveraine, me mîtpromptement àTaise.
Quand j'arrivai dans le salon , S. M. faisait sa partie de trictrac avec H» Bourlier» évèque d'Êvreux , qu'elle aimait avec raison ; il était chargé de la plus grande partie de ses aumônes, et bien digne d'un tel emploi par sa bienfaisance éclairée, qui égalait son indulgente piété. Rien d'austère dans ce respectable vieillard , si gai , si obligeant pour la jeunesse . dont il était adoré. Suivant avec une grande rigidité tout ce que l'épiscopat a de pénible , on l'a vu souvent exhorter les mourans pauvres, leur porter les remèdes qui leur étaient nécessaires; et lorsqu'il i<ecevait Taveu de quelque faute grave, il savait, par de douces paroles, calmer les tourmens si cruels des remords , et faire renaître l'espérance du pardon , dans des cœurs flétris et découragés.
Sa présence ninterrornpit jamais les jeux des jeunes personnes réunies à Navarre ; mais ses discours et son exemple ont souvent fait naître l'idée d'une bonne action. On devenait meilleur en cherchant à se rendre digne de la bienveillance d'un homme si excellent ! Ce portrait est
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ezaet, et je ne crains pas qali soit trouyé flatté
par ceux qui comme moi ont eu le bonheur de le. voir habituellement.
Après qae nous eûmes été présentées à l'impératrice, nous le fûmes aussi à. madame la comtesse d'Arberg , dont la belle et noble figure, eût été imposante, si sa dignité n'avait été tempérée par une grande expression de douceur.
A 1 époque du divorce , elle n'avait pas voulu quitter Joséphine, doût elle était dame du palais. L'empereur, connaissant son. extrême attache^ ment pour sa maîtresse, admirant la noblesse de ses sentimens et de ses manières » la nomma dame d'honneur à la place de madame de La lloc]iefoucauld(i). Il savait que madame d'Arberg avait assez caractère pour s'opposer aux dépenses excessives auxquelles la bonté de l'impéralrice l'en tramerait peut-être.
(i) Madame la comtessie de La Rochefoucauld, dame d'honneur, s'empressa de supplierrempercur de la nommer près de Marie-Louise \ la charge qu'elle occupait chez rimpératrioe répudiée : elle en avait été comblée de bienfaits! Napoléon avait Pâme trop grande pour ne pa8 être révolté d'uAe pareille ingratitude. Madame de La Rochefoucauld lui de&lituéc de sa place, qui fut imuiédialemenl douuée à madame la comtesse d'Arberg.
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Par sa place , elle avait tout pouvoir sur les gens de la maison. Elle y établit un ordre parfait, et c'est bien certainement à elle que rimpëratrice à dû de pouvoir faire autant de bien , sans diminuer le luxe qu'elle aimait , anquel elle aurait renoncé avec peine. Loin de ' s'offenser des remontrances de sa grande^maitresse ( c'est ainsi quelle l'appelait) ^ elle lui donnait toujours raison , cédait avec line grâce charmante aux observations justes qui lui étaient
Voici une lettre adressée par Josépinne à mudauie de La Rochefoucauld. Elle vient à l'appui de ce que jîai
dit de l'attachement que lui portait sa souveraine.
A Madame de la Roche foucauU.
» Mous partons cette ouft à quatre heures , c'est vous «dire que 'nous irons vous demander à dé|eûner à dix. ^ B Je me hâte de vous expédier ce billet, afin que vous »De sojei pas prise au dépourvu. Vous connaissez l'ac- »tîvité, l'invariabilité de l'empereur; l'une et l'autre
• semblent redoubler avec les .événeraeus. il y a uiie
• heore que jMgnoràis encore ce départ : on était au jeu.
igo MÀMOiiiEa
faîtes , et Ten aimait davantage. Madame d'Arberg n était plus de la première jeunesse , mais personne ne représenterait mieux qu'elle.
Elle était mère de madame Mouton ^ Qomtesse de Lobau , qui venait d'accoucber. On annonça cette nouvelle à Sa Majesté , et quel* qu'un dit étourdiment ( oubliant sans doute que madame d'Arberg était là) , madame Mouton estelle accouchée d'un mérinos?— -INoa, monsieur ,
je suis asae* beureuae pour être graod'w^e
»Préparef-vou8» madame ^ m*a->t-il dit, à monter en «veitora à minuit. — Mais il est plus de neef kem'es.
Cela est juste : il vous faut du temps pour votve «toilette. Partons à deux beures. — Où allmis-noas, s*il «vous plaît? — A Bayonne. — Rien que là I £t mes pen- » sionnaires ? j*ai à régler leurs mois* Une heure pour sles malheureux^ madame , pourrai-je vous la refuser? »Prene»>en eneere une pour éerire à vos amls^ Tous
• n*oublieres pas madame de la Rochefoueauld.
» Bonsoir, ma elière amie^ Je vais donner quelques
• minutes au sommeil : on mt portera tout endormie »en voiture, et je ne me réveillerai que eliea vous, peur »Y0U8 dire bonjour , et vous embrasser de tout mon •eoBur.»
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d'une jolie fille. Sur le champ elle paria d'autre chose pour dissiper rembarras du mauvais plai-^
saut.
On lisait un jour devant elle un ouvrage dans lequel il était question des amours du célèbre Alfieri et de lat belle comtesse d'Albani, sœur de madame d'Arberg. Cette dernière interrompit le lecteur qui, cherchant à passer quelques lignes , s'embrouillait au point d*ètre inintelligible. — Passez franchement, monsieur, dit-elle avec un sourire, car je suis là.
Ces deux traits sufl6sent pour faire voir & quel point la bonté de madame d'Arbei^ l'emportait sur la sévérité et la sécheresse qui lui ont été quelquefois reprochées. Je Fai toujours vue prête à elcuser et à faire valoir les autres.
Madame d'Arberg, dame d'honneur, mesdames de Rémusat , de Ségur, de Colbert, de Mackau, de Vieîl-Gastel, de Sérent, dames du palais; madame Gazani, lectrice; M. de Beaumont, chevalier d'honneur; M. de Barrai, archevêque de Tours, premier aumônier; M. Honoré de Monaco, premier écuyer; MM. de Turpin, VieiWGa^l et Montbolon, cfaambeUans; MM. Portaleset Guitry, écuyers, composaient la
sociéléde iXavarre, à laquelle il tall ail ajouter mademoiselle Louise de Gastellaoe {i), ma mère
(i) L'impératrice aTait été liée avec la mère de cette jeune personne, qui était morte, brouillée arec une partie de sa famille, entièrement ruinée, et laissant trois fiUes. Sa Majesté en mit deux en pension chez madame Gampan qu'elle aimait beaucoup. Elle se cbargea de tous les frais de leur éducation , et lorsqu'elle fut terminée , elle retira près d'elle mademoiselle Louise dont je viens de parler.
Plusieurs des nièces de Sa Majesté étaient aussi chez madame Gampan y qui recevait fréquemment des lettres de Joséphine 9 relatires aux défauts de ces demobelles. En Yoici une qui m'a été donnée par une personne pos- • cédant Toriginal.
A Madame Campan, à Saint-Germain.
«En TOUS renvoyant ma nièce, reoe?ez, ma chère ma* «dame Gampan , mes remerciemens et mes reproches. «Les uns seront pour les bons soins, pour la brillante » éducation que vous donnez à cet enfant ; les autres^ pour • les défauts que Totre sagacité n'a pas manqué de re- M marquer en elle, et que votre indulgence a tolérés. » Cette petite fille est douee^ mais froide ; instruite, mais
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et moi. MM. Horeau» médecin > et Deschamps, secrétaire des commandemens, venaient passer
• dédaigneuse; spirituelle , mais sans Jugement; elle ne » plaît pas 9 et oe s'en soucie guère. Elle croit que la ré- * » putation de son oncle , que la bravoure de son père sont «tout, /^prenez lui^ mais bien sèchement 9 bien crue- 9 ment , qu'elles ne sont rien. Nous vivons dans un temps 9 où chacun est fils de sesœuyres; et si ceux qui serrent «Tétat aux premiers rangs doivent avoir quelques avanvtages et posséder quelques privilèges ^ ce sont ceux •d'être plus aimables et plus utiles. C'est ainsi seule-, «ment qu'aux yeux de Tenvie on se fait pardonner sa
• fortune. Voilà ma chère madame Campan , ce que tous •n'auriez, pas dû laisser ignorer à ma nièce; et voilà •ce qu'en mon nom tous devez lui répéter sans cesse. •Je Teux qu'elle traite comme ég.iles toutes ses compa-
• gnes, dont la plupart raient mieux ou autont qu'elle^ «et aux(][uelles il ne manque que d'avoir des parens »plus habiles ou plus heureux.
Madame Campan a été cruellement criliquc'e sur son mode d'éducation; Ton a pris plaisir à recueillir quelques arenturesdont les héroïnes avaient été dirigées par cette femme célèbre , afin de prouver que toutes
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presque toutes les soirées dans le saloa^ mais iU étaieal serris^cheB eux» et ne dînaient iiyec
les calomnies débitées sur elle et sa maison étaient parftltement justes. Ayant eu on nombre immense de pen-
sîonDaîres, on aurait peut-être dû trouver simple que quelques-unes se fussent écartées des principes dans lesquels elles étaient élevées , puisque malheureusement toute la sunreillance et toute la tendresse d'une mère^ qui n'a qu'une fille , ne préserre pas eet obf et de toutes ses affections d'inconséquences et de légèreté. Madame Campan était eu faveur ; il sortait de chez elle des princesses et des reines : en iallait-il plus pour lui sus* citer de nombreux ennemis et faire intenter mille contes aussi absurdes qu'odieux?
Je n'ai point eu de relation directe avec madame Gam< pau; mais j'ai été liée «^veo plui»ieurs de ses élèves qui ^ se sont &it remarquer dans le monde > plus encore par leur conduite parfiiite que par leurs talens et leur instruction.
Je connais une pension qui mérite de remplacer celle de Saint-Germain. L'esprit et les manières de Pinstitutrice, les principes qu'elle donne à ses élèves , la tenue remarquable 9 et l'excellente exposition de la maison^ le mérite des professeurs « rendent cet établissement le mieux dirigé de Paris. Nommer M. Grenier pour le dessin, M. Ch. Rheiapour le pianoy M. Foîgnet pour la harpe I M. Sor pour la guitare ^ et M, Lefortpour tout ce qui a rapport à l'instruction ^ et H; Ferdinand pour la danse c'est prédire une suite de succès auxjeunas
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rimpëratrice que lorsqu'ils y étaient spéciale*
ment engages.
Ce cercle réunissait assez d'agrémens» pour que la conversation fût charmante; d'ailleurs personne , mieux que l'impératrice , ne savait ranimer en racontant d'une manière piquante quelques anecdotes relatives à sa singulière destinée. J'en citerai plus tard quelques-unes. Je ne lui ai pas vu un seul mouvement d'humeur pendant cinq mois de séjour près d'elle; et comme on le verra d'après le détail de nos journées , j'en passais une grande partie avec elle. Cette égalité de caractère que Ton trouveraitdiflBcilement dans une simple particulière , est sans contredit la qualité la plus remarquable de la femme charmante qui en possédait tant d'autres.
penènnet confiées aux soins de m^dtine MigMron* me de Talois, n. 4i faubourg du roule»
Je crois rendre un vrai service aux mères de famille
en leur indiquant celte pension déjA si nombreuse. Si l'en coQoaissais une meilleure^ je la citerais.
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