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son divan?
offrir leur
le sérail.
Le détachement
maisons oui lui
officiers était située sur
découvrait p a rCi i toin ent
l'on respirait Fair le pins
jardins qui ne sont séparés de la
bab*. que par un. bot. Le iS
vint nous rendre visite; il entra par une petite
porte du mur de séparation de ses jnrfcnr et da
notre Nous lui avions p ré pa r é nn
(a) Nazer: ce sont des roupies d'or et d*j (ropair, que le nabab pread; ceux qui les In offrent
fô MiftlOIRIS »
qui conduisit la princesse chez son époux. Elle fat des plus belles, selon Je goût maure.
Huit torches ^portées par des noirs.
Deux éléphants portant les drapeaux de Tépoux , autour desquels plusieurs torches. '
Six tables carrées, de six pieds de long sur trois de large , sur lesquelles étaient des illuminations mêlées avec des bouquets de clinquant. j Quatre noirs portaient chacune de ces», tablés I
r sur des brancards. ■
Huit tables def différentes grandeurs, portées par des noirs, sur lesquelles étaient placées toutes sortes d'arbustes artificiels de clinquant et de papier. Cela brille beaucoup à la lumière.
Six tables d'illuminations , comme ci-dessus.
Douze brancards, portés par des noirs, de cinq pieds en ca*ré, sur chacun desquels quatre danseuses qui chantent et dansent tout le temps de la marche. Ces théâtres ambulants vont .deux à deux, et au milieu des deux était placée une table d'illumination. L'ensemble des douze brancards était entouré de torches.
Six tables, comme les huit précédentes , d'arbustes artificiels, etc.
Quarante cypayes, vêtus de blanc, portant sur l'épaule un sabre couvert de drap rouge.
Sept seigneurs , parents de l'époux , à cheval , accompagnés chacun de ses domestiques et dç deux torches. *
SUR l/j»0OI/STA.W. "6j
• La maison de l'époux , et ses domestiques:
L'époux, Yêtu chine étoffe d'argent , le visagfe
«ouvert d'un toi Je de raênfe , couronné de fleurn,
et un bâton de même à la main.' Un. noir tenait
les renés de son cheval , et quatre notrâ à ses
côtés pour tenir ses élrîers. » ' .
Beaucoup de serviteurs, est des louches à droite «et k gauche.
Dcuk palanquins brodé* en or et de drap rouge.
Un palanquin couvert, brodé eu or, pour son épouse.
Un douli et deux garas d'égale . grandeur ; ^douase torches. . . « : !'*•-.
L'éléphant de l'époux, en chirolle brodée en or. Quatre musiciens ,. quatre flûtes , deux 'trom>pettes , et autres instrumente dn paya.
Huit éléphants montés par de* seigneurs, invités, ou amis.
Deux éléphants portant des timballes.
Un grand nombre de torches.
On avait dressé de petits feux d'artifice presque dans tous les carrefours. On les tirait aussitôt qu'en apercevait l'époux. C'est ainsi que marcha la pompe qui le conduisit éhez sa future, «ensuite chez lui où toute la parenté femmes F avait précédé pour les recevoir.
La Begom ne fut pas plutôt descendue , qu'où la conduisit dans une grande «aile au
milieu de laquelle était un tabouret , et derrière le lit nuptial. L'époux s'y assit, et aussitôt après, deux parents loi présentèrent son épouse , qu'il fit asseoir à sa gauche , place d'honneur parmi eux.. C'est là que levant le voile qui la couvre, il la voit pour la première fois. Belle ou laide , à son gré ou non, il faut la garder, l'affaire en est faite ; le fatal oui est prononcé. Souvent un époux trouve le contraire de ce que les femmes lui ont dit; car elles ne manquent pas de dire . beaucoup de bien de la future quand elles veulent absolument marier leur fils. Le voile levé , une suivante met sur la tète de l'épouse un petit irorceau de sucre candi, que l'époux est obligé de prendre avec les- lèvres. On en met -ensuite un autre sur le nez , sur les lèvres , sur le sein et les pieds, qu'il prend de même, à l'exception du dernier, qui se prend avec la main , et qui se mange comme les autres. C'est le symbole de la douceur, qui doit faire l'apanage d'une femme.
Dès que cette cérémonie est achevée, chacune .des femmes fait son compliment à l'époux sur la beauté, les grâces et les bonnes qualités de l'épouse. Santé, fortune, fécondité, prospérité, ou lui fait mille souhaits heureux ; après quoi l'époux conduit son épouse dans le lit nuptial. On éteint les lumières; toutes les femmes demeurent dans la salle : alors toute pudeur est bannie;
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chaque dame se pique à qui dira le plus de bagatelles sur la consommation du mariage, qui se Eût au bruit de leur conversation. Dès que Tépoux croit l'affaire faite , on rallume les lampes ; et aussi confus que Mars et Vénus surpris dans les filets de Vulcain, ils se retirent dans une chambre où on leur a préparé un bain. Pour les dames , elles doivent toujours rester dans la salle , et elles ne manquent pas de visiter le champ de bataille pour trouver, les marques de la virginité perdue , avec lesquelles elles rendent témoignage de la vertu de l'épouse. .
Le a4 juillet, le nabab partit pour la chasse. Je commandai le détachement qui devait lui servir d'escorte. Le rendez-vous était à une lieue et demie d'Aurengabad. Toute la maison du prince, ses équipages et mon détachement demeurèrent à une portée de canon de l'endroit où Ton avait dressé les tentes. On n'avait rien négligé pour cette chasse , parce qu'on voulait y amuser le harem. C'est là où j'aperçus sa première femme , lorsqu'elle descendit de son éléphant. Elle était assez blanche, mais laide, et avait les mains extrêmement saches. Elle entra aussitôt dans la tente destinée, au harem , de laquelle elle pouvait voir sans être vue, ainsi que toutes les autres femmep.
Dès que le nabab fut arrivé , il s'assit dans .le divankana , et il ordonna de faire venir le: cerf