‹ Mémoires sur l'Indoustan, ou Empire MogolChapitre 11 sur 51 · JO MÉMOIRES · texte numérisé non relu

JO MÉMOIRES

privé; un quartrfheure après, nous le vîmes arriver au son des instruments et de la voix des danseuses. Peu à peu il fut conduit devant le nabab , autour duquel les seigneurs faisaient un demucerde. J'étais auprès d'eux ; le cerf fut toujours tranquille, étant élevé' à cela. On fit sur lui tes épreuves ordinaires pour faire voir avec combien de soins on l'avait privé. On fit semblant de vouloir le percer d'un javelot, il ne bougea point ; te prince fit semblant de lui abattre la tête d'un coup de sabre , et lui présenta ensuite le bout d'un fusil ; rieb ne rétonna , le cerf se couchait et rutninait tranquillement. Le nabab îttfc demanda, si mon roi faisait d'aussi jolies chasses. Je lui répondis ce qui en était en faisant Reloge de la tienne. U en parut satisfait , et ordonna de servir à dîner. Je fus placé à sa droite, dt à sa gauche , : place d* honneur , s'assit le rot de'Bâlak* détrôné par lliâmas-Konli-Khan y à qui Nttam > oui - Moulouk donnait pension et asile). Le reste des seigneurs , ad nombre de trente y formaient un demi-cereie autour 'du nabah. Le roi détrôné mangea de tous les plats du nabab ; j'eus aussi la même faveur. Les seigneurs présents en furent si surpris, qu'en sortant ils me demandaient ^on amitié ; je 'répondis à Içur politesse le mieux que je pus. Je m'en attachai quelques »- uns dont la connaissance me servit utilemleiït dans Ja suite. . .

SUR L IKBOtSTAiV. 71

Le dîné fini , le cerf privé revint encore ; on dansa. Le nabab, las enfin de ces amusements, prit son arc, perça le cerf d'une flèche, et lui coupa la tête d'un seul coup de sabre. Il monta ensuite À cheval pour chasser les cerfs sauvages. Il ne prit avec lui que quelques coureurs et un seigneur à cheval En ayant découvert un dans la plaine., il. le fit entourer par quatre chats tigres qui , d'égale distance , furent lâchés sus ; deux des quatre l'attrapèrent : mais le nabab n'ayant- pu le tuer, courut à un autre cerf qu'un des chats tigres tenait , et lui fit sauter . la tête- Il revint ensuite très-satisfait. Tout le monde .vint au-devant de lui pour l'en féliciter: celui qui court le plus vite parait le plus zélé ; je fus le second qui offrit le nazer , parce que j'ignorais cet usage.. Les nazers offerts et acceptés, le nabab monta sur son éléphant et retourna à Aurengabad , où nous n'arrivâmes que sur les. sept heures du soir. Les jours suivants le nabab rendit des visites aux segneurs les pkb quali6e8.il reçut une lettre de l'empereur qui lui confirmait le gouvernement générahdu Dékhan.

' On dressa deà tentes à une Heue de la ville , où le nabab se sèridit pour recevoir l'envoyé porteur du firmah. Toutes les troupes • furent commandées. Aussitôt que le prince fut arrivé devant l'envoyé de l'empereur qui se trouvait au milieu de la tente ayant le firman sur sa tête t

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