TOTES
vainqueur de Madras fut déclaré inocent le 3 lévrier ijSi. Sa fortune fui presque entièrement perdue et il n obtint aucune récompense; mais le public lui en donna une flatteuse, en le nommant Le vengeur delà France et la victime de l'êhvié* Il mourut en 1784 * Fâge de 55 ans , de la cruelle maladie qu'il avait gagnée dans sa prison. Le roi accorda à sa veuve une pension de deux mille quatre cents, francs, en mémoire de sort époux, mort sans avoir reçu aucuns récompense, ni aucun dédommagement pour tant de persécutions et tant de services. Tefs étaient les termes du brevet.
Cet hommage rendu , par les contemporains » à Jt: mémoire de M, de La Bourdonnais pouvait sgul dé-r dommager sa famille de l'infortune de son chef. La postérité en appréciant, à leur juste valeur, les services de cette victime de l'honneur jet de l'amour du devoir , la vengera pareillement d'une oppression dont nos an» nales offrent heureusement peu d'dxeraples,en faisant retomber sur ses descendants , animés du mêftoe esprit, les sentiments de reconnaissance et d'?dimx«~ tion que ce brave et loyal Français avait justement mérites.
Le Clerc ( Nicolas-Gabriel r ) naquit à Beaumeles-Dames en Franche-Comté , le 6 octobre X726. A l'exemple de ses pères , il se consacra à l'étude de la médecine , et le grand nombre d'éditions de ses ouvrages eut cette matière, leur traduction en diverses langues, la célébrité qu'ils lui ont acquise, ainsi que les différentes places qui lui ont été successivement
confiées-, sont autant de preuves de sa supériorité dans un art où il est si difficile d'exceller. Il ne borna pas la ses soins et son application , son histoire d'Yule-Grand et d'excellents morceaux de littérature , ont appris avec quels succès, *il était capable de traiter d'autres genres ; aussi est-ce autant en qualité d'homme de lettres que de médecin , que l'académie impériale des Sciences et des Arts de Saint-Pétersbourg, et d'autres sociétés littéraires l'avaient admis parmi elles.
* Après avoir occupé la place de premier médecin de l'armée du roi en Allemagne , Le Clerc fut appelé en Rnssie en 1759, sous le règne de l'impératrice Elisabeth. H s'y rendit avec la permission du roi. Observateur -pat goût et par état, désireux de voir et de connaître les hommes , il fit pendant un séjour de dix ans en Russie, toutes lès recherches nécessaires pour , etf -écrire l'histoire.
* Après la mort de l'impératrice Elisabeth, arrivée en 1761 , et ; le règne précaire de Pierre III son successeur*, lie Clerc, revint en France , en 1762, et jùsqttien* 1769 il fut attaché à monseigneur le duc d'Orléans. Ce fut à cette époque qu'il fut rappelé eu Russie , pour y être attaché à la personne du grand» duc Paul Pétrowitz. Avant son départ, Louis XV le chargea expressément de s'instruire à fdnd de l'histoire physique , morale et politique de cet empire.
Pendant ce dernier séjour en Russie, il fut placé à la tête des études du corps impérial des cadets à Saint- Petersbpurg avec le rang d'officier-général et dïnspecteur. Il y remplit avec amour et dignité les places. 4e distinction r qui lui furent confiées et réunies.
Tandis que d'un coté il s'occupait également de la mission de Louis XV , des circonstances politiques le mirent à même de servir efficacement la France, la Suède et la Russie , en contribuant de son mieux à détourner un orage politique formé dans le sein de cette dernière puissance et prêt à éclater 1 lors de la révolution de 177a, qui fut 'notre outrage, et qu 1 rendit au trône de Suède ses justes prérogatives. Aus* si à son retour.en France (en 1777 )ie .roi Louis XV| voulut lui donner un témoignage honorable de sa satisfaction en lui accordant des lettres de nobkpse. Le diplôme du voi portait : « Que,»oh&rgéipaf le. feu f< roi, de commissions aussi déUcaitesrqu importantes, * il a par $a prudence , son «habileté et se^ poins plej- 4 nemënt justifié la confiance . de son souverain.»,, a Les services signalés que. cette occasion le .{ait à « portée dp rendre à la France, lui valurent désirs « l'assurance - de la grâce que nous lui, .dînons, «. grâce que nous devons npus porter i. lui, accorder « avec d'autant plus de plaisir, qu'une- xf&pippense « aussi bien méritée, n'honorç pas m pins,, le prince a qui la décerne que le sujet qui s'en e^t rendu « digne » . » . . Le roi lui donna, pour armes , une colombe d'argent sur un éeu d^jinopje, tenant à son bec un. rameau d'olivier. <Aor , s'éleyant vers, un soleil aussi d'or. Ce prince le nomma la même année chevalier, de son ardre royaji .d<Sain|«Michel, et donna -commission de le repevpir, à M. le,prinoe de Mpntmorency-Tingry. G^tte, réception:. eut lieu le :: 8:,n^i
Comme Le Ç|er$ avait été chargé par le grand-duc