OBSERVATION SUR LES OEUFS DE VERS A SOIE
Dans ta première partie de ces notes ^ nous avon5 réuni tout ce qui concerne réducation industrielle des vers à soie. Il nous reste à rendre compte des obscrra* tions que nous avons pu faire sur les opérations qui précèdent ou suivent Téducalion proprenient dite.
OEufs.
Nous croyons devoir insister beaucoup sur les moindres détails concernant les œufs de vers à soie. Ce n'est pas sans raison qu'on leur a donné le nom de graine. Cotnme ce blé choisi que le cultivateur réserve précieusement {lour assurer sa récolte prochaine , la graine de
vers a soie doit eue préparée avec les soins les plus minutieux et conservée dans les circonstances les plus favorables. Longtemps encore on aura de bonnes choses k dire à ce sujet ; m^is ellea.n'aar<u»t il'iDUu*é^qtte pour let pmticieni. C'est à eui quo nous fiou» adressons.
Daudolo, qii'on ne saurait trop tbuér et méditer, semble avoir épuisé Tbistoireel Tétude des œufs de vers à soie ; mais il n'est pas indifférent de répéter ses expériences dans un6 autre région que celle qu'il habitait y pour s'assurer si les résultats qu'il a obtenus peuvent servir pajrtout de base aux calculs qu'on a besoin de faire. Celte considération s'applique à une partie des observations que nous avons faites.
Tout le monde ne sait peut-être pas que la future couleur des cocQos s'annonce déjà dans l'œuf du ver à soie ^ mais, si l'on rapproche des œufs d'une race jaune d'autres œufs d'une race blanche, on remarque aussitôt une différence frappante. Les œufs desquels doivent provenir des cocons jaunes ont, dans leur ensemble 9 une teinte jaune verdâtre très^ensible.
S'il arrivait donc qu'on se troi^vât dans l'incertitude rektiveineat à des parties d'œufs qu'on aurait récoltée$| il sujfiraît. de les rapprocher d'œufs de race blanche certains, pour savoir, à l'instant, à quoi s'en tenir.
Nous avons déterminé, cette année , le nombre d'œufs de la petite race de Turin ,. nécessaire pour former le poids de 3i,a5 grammes. Il est de 41^^73.
En rapprochant ce nombre de ceux donnés par Dan* dolo pour, plusieurs races et des nombres que nous avons précédenojnent déterminés nous-mêmes, on. voit que le chiffre roule totijours autour de Ifi^ooo et s'en
(85) éc«r(e peu. Nous croyons pouvoir en conclure qu'il e»t inutile d'iiwisier davantage ftop ce point, et qu'il Boffira d'adopter dans ses oalculs l« nombre de 4o,ooo, ou «ieuJi celui de ia5,ooo pou» loo gramme» d'œuf», Le chiffre rigoureo» sentit iafi,ooo; mais, dans la plupart des cas, le prtroier «e rapjpeohera davama^e do la
Pu restfi, il ne ftmdra jamaia perdre de vue uns ob. servation de Dandolo, d* laqMlle il Hralie <}«• b» œufs de ypr» à aoip perdent un douaiéne da leur poida peu. dftnt leur expaaiiioo daua la cbambre d'iuoubatfon.
En effet , Ht l'on peaait ces œufs quelque* beuKs atant 1?» naissanoe des ver», «n aurait, par chaque once, 4^0 ooufo de plu» que tel autre magnaniorqui les aurait piisés «vaut 4q le» plaeer dan» la «hambr^ d'^eloatoij. Ceci pourrait, coranfi oa roit, expliquer des r^ullataea plus ou en moins, dont on «hewshorait vainement lit cavae aiHeu», et montre combien il faut de pFéaaution» pour faire dea eipérience» prdoise«.
Quiinl à nOtt», nous pensoM qu'il f.«t po,er les œufii de uouveai» un peu avant l«u> ëelosion, quand ils «ont bisnsoesj on aéra OMniia exposée dea erreurs qu'en prçoaut leur poid» au aortir de la glaoière; car, dans ce dernier ca», il» peuvent «onteoir des qoaniilé» d'humldit^ «xirémemei»! variable». Il «at à dësipcr que les magpaniers 4»pf rienentatAUr» donnent à l'avenir Je» détail» les plu. pféiOa Mr kw emia, ofia qu'on p«.s«« en ,p. pr^eier h vfthw.
Nçu? aven»«ber«h«à'véri8erde la manière suivaufe l'assertion de Dandolo relative à la perte des œufs d'une saison à l'autre.
L« Il juillet i838, nous avions détermine* le poids des œufs de sina nouvellement pondus. Il s'en trouvait 1^49800 dans 100 grammes d'œufs.
Le II juia 18)9, nous comptons de nouveau les mêmes œufs. 11 s'en irouve i38,8oo dans les 100 grammes, ou 14^000 de plus qu'un an auparavant. Ils ont donc perdu 9 pour 100 de leur poids, depuis le moment de la ponte jusqu'à celui qui a précédé leur entrée à l'étuve, dans l'espace de onze mois.
Dandolo n'a trouvé qu'une perte de i pour 100^ mais c'était au bout de neuf mois ; alors il ne s'était fait encore presque aucun travail dans les œufs^ et leur dessiccation avait fait peu de progrès. Il est probable, en effet f que c'est au moment de la formation du ver surtout qu'a lieu l'évaporation de l'hiimidtté surabon* c)ante, et ce qui. le prouve, c'est la perte de 8 pour 100 qu'éprouvent les œufs à l'étuve, suivant l'expérience de Dandolo : total de la perte, suivant lui, 9 pour loo. C'est précisément le chiffre que nous avons obtenu, mais dans des circonstances un peu différentes. Nos œufs étaient aisances, bien qu'ils n'eussent pas séjourné dans l'étuve, et^ par conséquent, arrivés, à peu de chose près, au même degré que ceux dans lesquels Dfindolo a reconnu une perte totale de 9 pour 100.
Nous avons vérifié encore, cette année, les poids relatifs des œufs entiers et des coquilles vides. Sans donner les détails de ces expériences , nous dirons que nous avons obtenu le même résultat que l'année dernière* Les coquilles forment la cinquième partie des œufs entiers.
Conservation des aufs dans ta glacière.
L'usage de placer tes œufs dans une glaciëref après les froids de Thiver et aux premiers jours du printemps, est trop nouveau pour qu'on en connaisse bien toutes les conséquences. Il est bon de recueillir toutes les obsenrations qu^on pourra faire à ce sujet.
Nos œufs attachés aux toiles ont été portés à la glacière et suspendus à la vouie dqns le courant du mois de mars. Ils étaient enfermés dans une boite en ferblanc dont le couvercle bien ajusté n*a pas été liUé ni mastiqué. 0\\ les a visités de temps en temps pour s*nssurer si Thumidité n'avai^ pas pénétré dans fat boite et ^ altéré ce quelle contenait. Jamais» même au mois de septembre 9 iious n^avons ^pe;*çu, la moindre trace d*a« varie.
Les œufs ont été sortis de la glacière au moment choisi pour commencer Téducation, et habitués peu à peu à la température qu'ils devaient supporter dans la chambre d'incubation. M^àlgré toutes ces précautions, il n*a pas été possible de les faire tous éclore.
Dans la première éducation de Poitiers, nous avions 4f ^33 grammes d'œufs de sina. Il devait se trouver dans ce poids 5^,900 œufs, i très-peu près, et nous devions recueillir le même nombre de cocons.
Or nous en avons eu 92 kil. 480 grammes , ou en nombre 5o,i35. Il s'est donc trouvé 21^65 cocons de moins que nous aurions dû en avoir.
Mm. Masselol et Guyot, venus de Paris pour suivre l'éducation , ont eu la constance de recueillir et comp-
1er avec le plus grand 8oin loiis les vers morts quUl a été possible 4e iraQv^, l^\xv QOlnbr^ n'tfi «léVé à 900. En le déduisant de celui de 2765 y qui représente les c^OQps wanqiunUi août ti*Du^on| McdrjB m4éSu>liAe i865 vers QM cocon» ^ mnU il ê explique titéiMlift.lMrtf ij&DOmbre des œufoqtii n'ont pu «çlpro/ei «ni'Mc»«9
Voici donc les résultats d? ce^liS éducdiion d^eftwU i ,
ORuh employés / 41)^^ grammes ou en
fiombre. « « 4 ii,poà
' Cocons récoltés, 92,4^0 • 5b,i35
Perte 4 .... . 31,^64
oû t t;t9ôu 5 potlt* too.
: Vers morts. I^bô
ou ijBÔ ou i pour loo environ.
(%:ufs non ééloë ; t j865
ou ip8 ou 4 pour 100 environ.
Il résulte deux choses de ces chiffres. La premièr^^ c'est qu'au lieu de 92,4^0 kilo^.^ nous aurions pu en «obtenir 97,680, ou 5 pour^ioo deplqs, si nous n'avions fait aucune perte. Celte différence légère prouve que nous avons été très-beureux.
La seconde observation porte sur le nombre d'œufs qui n'pnt pas éclos après un séjour de deux mois dans la glacière. Ce nombre à élé fort petit \ mais ce qui donnera de l'intérêt à cetie proportion de ï/28, c'est sa comparaison avec les résultats de la seconde éducation.
Ainsi que nous l'avons dit précédemment^ les ^ufs destinés à celle seconde éducation ont été conservés dans la glacière jusqu'au 24 jwil^et, c'est-à-dire qtiatre
mois, et iran0ppi:(és de Poiiier» à la Camudiire quatre
:, ^l^n: qu'aucune erreur ne put se glisser dans &•• caU çiil^y ceue fois noup avons déi^hé les caufs des toilaa ci nous Jes ayons: pesçis avec soin après leur desatccatio» çpnrjiléte, Jl y en avait 5 1,90 grammes.
, Quatid l'éclosion a été terminée, ou plutôt ^qaaiid nous avons vu qu'il ne naissait plus de vers^ bien^m'îl y,.eû| £Bpore un grand nombre d'ceufs non éclos^ nous ^Tous opéré la sépf^ration de ceux-ci d'avec les coquilkl yjdes, en les vannant sur unç assiette. Ce moyen nous il pjarFaitement réussi. Alors nous avons eu les quaniitéi suivantes ; >
^ Coquilles vides. . . . • .. • 3,70 grammee, ^.OEufs non éclos 8^55
> ; Total. ; . iîi,î5 ' ^
\/Si noiis ajcmlons à ce chiffre le poids des verâ sortîa des coquilles^ '
qui Qst de. * .. ... . .
nous aurons un total de. . . .* , Maïs, comme nous avons employé.
?i,bd d'^œufs , il y a un déJicit de. ..
Total ^gal. .. ' .' qu*îl faut èxpli(|uer. Cela nous paraît facile, . 7
1** tes œufs ont été mouillés pour tts driadier îles toiles, et, bien que nous les ayons exposés à Tair sec pour dissiper l'humidité qu'ils pouvaient relenifj il est probable qu*ils en ont retenu une certaine quantité qui 'à i^lé chassée plus lard dans Téiuve, qn;uul oi| a élev^ à 2Ô é( 24* la température de celle-ci. . ,
d^ }) en probable qac les cenh conservés dàn^ la glacière avaient moins perdu, pendant les douze mois qui. 8'étaie«i4éo(>ulés depuis leur ponte ^ que s*tls araient été evposës à Tair libre, en sorte que les 8 à 9 pour iod qu'ils auraient perdus dans ce cas, a vaut leur entréedans Téiuve, se sont , au contraire, dissipés dans oeile-^oi/ef aprèi la pesée que nous avions faite. Seconde cau^e imperlante de perte.
' 3« Les œufè non éclps ont été examiriés avec soin. Ils étaient complètement déprimés, friables, pulvérulents et Induits , pour ainsi dire, au poids des coquilles. Une partie ne contenait qu'un germe noir, presque im« perceptible et entièrement desséché. Ceux dans lesquels le ver était .développé, mais sans pouvoir percer son enveloppe, n'étaient pas moîn»* secs que les autres; et, en les écrs^sant avec Tongle, on les réduisait en poussière. Il est évident que ces ceufs avaient du^ perdre énormément pendant leur séjour dans Tétnve. > ;
4*" Enfin « si nous considérons qu'il a éelos itf^Sp grammes d'œufs sur 5 1,20 grammes employés « nous trouvons que les 39.,70 grammes non éclos auraient du laisser, s'ils avaient éclos, 6,54 grammes de coquillea vides. Or le poids réel des œufs non éclos étant de 8,55 grammes, on voit que les 82,70 grammes se sont trouvés réduits, à 2 grammes près, au poids de leurs coquilles supposées vides, et l'examen de ces œufs justifie complètement celte perte. .
Ainsi donc nous pouvons très-bien nous rendre compte de la perte apparente éprouvée à l'étuve par des céufs altérés par une conservation de quatre mois dans la glacière.
Révenant maintenant aux œufs qui ont fourni des vers, nous voyons que leur quantité a été de iS,5o gr, sur 5i,!2io, ou un plus du tiers. Cost à cette quantité que à' est trouvée réduite notre seconde éducation.
Elle a fourni 3a kilog. 5oo grammes de cocons, ou en nombre a i , i ao, puisqu'il fallait 65o de ces cocons pour un kilogramme.
Dans les i6^5o grammes d'œufs, il y en avait en nombre a3,68o ; c'est donc ti,56ô vers qui ne sont pas venus à bien ^ ou lo pour 106 environ.
Il résulte de toutes ces observations les faits sui* vants :
i"* Des œufs de sina dont Téclosion a été relardée jusqu'i la (in de juillet n'ont éclos que dans la proportion de 32 pour 100, après un séjour de quatre mois dans la glacière.
Les mêmes œufs avaient éclos en mai, danâ la proportion de 94 pour 100, après un séjour de deui mois dans la glacière.
a'' Sur les œufs éclos fin de juillet , il y a eu perte de 10 pour 100 pendant T éducation,
f^ perte n'avait été que de a ppur 100 pendant l'é? ducation du printemps.
3* Il fallait 656 cocons de la seconde éducation pour I kilog.
Dans la première éducation H n^en fallait que S^%,
4^ Enfin il est probable, jusqu'à preuve cafi^ralrê ^ que les secondes éducations seront, en général, moins profitables que les premières.
Un afùtre fait vient à Tappui de ces considérations. Comme il n'élait né que le tier^n des vei^s que nous
comptions élever pour noire secpnde éducatioa^ nous nous sommes trouves ^n mesi^re d'çn. tenter une troi-^ slème avec les. feuilles qui nous restaient, En conçequence^ nous avons sorti de la glacière et traité avec les mêmes soins une nouvelle quantité d'^ufs. C'était à là find'aout^ mais tous nos eiForis n'ont pu déterminer réclbsion que d^un si petit nombre de vers, que nous avons renoncé ^ les élever. Le séjour plus prolongé ctans la glacière avait anéanti 1& principe de vie daps ta grande majorité des œufs.
. Enfiu .nou9 rapporterons une dernière observation* ' Le II juin, nous avons placé dans la glacière une toile chargée d œufs. Elle avait été conservée dans une cave dont. ta température était de laà i3° cenligraaes. Xes* œufs avaient dû faire de grands progrès dans ce^ conditions; aussi étions-nous jSersuadés d'avance qu'ils souffriraient considérablement dans ceite épreuve. , . Le 22 juillet , ces œufs ont été sortis de la glacière et exposes successivement dans des lieux dé plus en plus chauds, jusqu'à leurenlrée dans la chambre d'incubation', qui a eu lieu le 26. .
. JL'éclosion a été très*incomplète et a duré plusieurs jours. Les vers, tres-ihegaux et languissants, ont traîne une misérable .vie^ qui n'a .fini que pour~unjpeât nombre par la filature d'un cocon imparfait. Ainsi donc Te^ce d'arrêt que nous.javons posé.^u dévelappenient dfès vers en p'ortant tardivement les œufs dans .la glacière- a été Fatal à raccompli^ement dé leur tâche. Il faudra éviter avec soin de tomber dans cette faute. Cette observation s'accorde pat faitemer|t avec cçHe de M.Robçrt, consignée page 408 du.deuxièihjb numéro des Annales dç If
fft'wu) éfdMKm: détint râÛMw «Bvirm de Ik' UMalili» : | On 36' iMiDpetaîl ititegafaieiit «i Y on •èppétilît qlw laiilcè.qwi poëc&dtfà tbrMilë notre çéniiaiio^ dan»' le $jHhmin ideh fkliwfiioto mahifileâ) èi^ que àooft àvoiib M iQ'dttéèiikvde éonÉwnefi.'lètir ulUi4ë. Il n «b Mt titiif •; D;àèDid îl e$l piphàhle^fiMi notM' n'avons pas rempli tiio{«a'il«i;Ooodttiiim l^hptosHiYcfhibl^f a la botisMnp«4 tion des œufs dans la glacière. En recouranl aua jadi4 #iéiiiSt«imrtAHons4e'M«Dt<Iongcbampa à oti ëgâlrd, iiMlff!v0f€i^^ eâ sief^t^Hl ii)i a parâiudispensabbéf mastiquer exactenthtJes Tssea daBS^taqueli on fia» lesi -mfS^ pout . ks (HMTler .dasit la fk^èr*. No«a afvbns lai<> )Miia dpiHc^ ime faUle, «tv>«oût «ontantant d'uo'cy* •llmbwijon^ fw^ftaot do'iH In ;oèiiverole •'ajustait Moai»jMél| qde oècràeiampia profite-à^d'màlras! Ilo^^tpiip 4MidSi!Îsi|por(anl dti ean&aiira ce qài h\i manquer oâ rpnic^do que àe qui assure son sueoès:, ^t la leçbn i|ti^ îfiMprt do «olre l^evers eo yatîl bîan «H^eautra; Nom nous eiforcerons de faire mieux Vannais proeJbaine. / . Si^ nouan'ayona pa» eu U préipoti^n de tout toir et de lombiPr jus(.e ()ans upe prepiièro 'epi^eUve^/ilais nous avons cru deyoiic expos.cr les failittavaa Ainooriaé et li» p^us iôt p<>»ftikU i afin i4Vipp«|er d^jOoftvfB», sili* ce ;#iy«t î^ié^sisaAt , ra4i^i)UoD dos «lagoKniorsieifôrtflaed- /iaieurs, '.. * i :.'.-". . :..;•;- • ,.-..
.• ' ^ On sait quelle importance attachent les Chinois à la
ftimuUanéiié de TécloHion ; mais aussi combien parais*
sait likàrPM et peu raiioiinel« les procédas quHls indicpient pour I -obtenir. Il importe donc d'e88ayer ces procédés , et M. Beauvais a entl^epris cette lâche avec le aèle éélairé dont il à déjà donné lant de preuves. ' De notre câté^ nous avons appliqué à no«. récoltes d<œufB et à no» éciosions les principes qui nous ont parii leftplus propres à conduire au résultat désité.Oes principes sont connus; mais il importe de hiultipUer Imics applications, afin de décider quels sont ceux qu'il taiit préïéi^er.
/ En pjoorsutvantdonc Tégalité des vers dans toutes les flitses de leur existence « nous ayons déjà gagné beau* -coup sur leur imperfection primitive.
En 1837, réclosi^D des œufs stvait duré dii( jours. ~ En I&38 ) elle était réduite à cinq; L^s première ec €iiM|ttiènie éciosions avaient très-peu d'HBportaneâ ; le pl«s grand nom^bre des vers étaient nés les deuxiiaie, troisième et quatrième jour;». Celait déjà un grand prcngrès. En 1B39, nous n'avons que quatre éciosions j dont une , la première^ élaii insignifiante. Restent trois , doift voici les proportions :
Deuxième jour. • *^997 grammes.
Troisième jour i8,^ô
Quatrième jour 3,90
Il résulte de ces proportions que les naissances nombreuses ont eu lieu duns deux jours seulement. Nous avons donc fait un nouveau pas vers la simultanéité, et il nous parait démontré que nous sommes dans la bonne voie.
Dislinùiion des sexes dans le ver à soie.
Toutes les (entatives faites, jusqu'à présent, pour as* signer les caractères du sexe dans les larves du bombyx ont été inutiles à notre connaissance.
On nous avait assuré, cependant, qu'il exislail un caractère certain : il résultait de la différence d'intensité dans la couleur des taches que portent les versa soie prêt de la tête et sur le dos. Ceux qui avaient des taches fon* cées devaient être des maies , disait- on -, les taches pÂlet appartenaient^ au contraire, aux femelles.
Pour nous assurer de. la vérité de cette assertion, nous avons choisi trente vers de chaque espèce, et nous les avons élevés séparément.
Quand les cocons ont été formés^ notre premier soin, a été de les peser.. Si le caractère était vrai , les cocons des femelles devaient peser beaucoup. pljus que ceux d^ mâles : il n'en a rien été; les poids des deux séries étaient sensiblement les mêmes. Nous avons voulu , cependant, pousser l'expérience jusqu'au bout^ et nous avons attendu la naissance des papillons. Mais cette dernière épreuve est aussi venue démentir, de la ma« nière la plus formelle , le prétendu caractère des sexes.
Liqueur excrémentitielle des vers qui montent.
Dans nod précédentes notes, nous avons fait cdnnlAUre quelques-unes dés propriétésde la liqueur ésici^m^ntitielle rousse des papillons de vers à soie^ ainsi quie de ta liqueur blanche qu'ils em ploient pourdiviser leur cocon. Cette année « nous nous sommet assurés que le liquidé
blanc rejeté par les vers, au moment où ils montent dans les rameaux p«ar fkire teurs oocons, était foi*tement alcalin et ramenait énergiquement au bleu les couleurs rougies par un acide. Il est très-probable que cette alcalinité est duc à ta présence de l'ammoniaque, ei cela explique pourquoi od a tant de peine a préserver les Magnaneries de nfaîuvaîsé odetir au moment de la montée, puisq^ue ce liquide, indépendamnient de son action Âlf la litière, répand luï*mérae des vapeurs ammoniacales.
Voila donc trois liquides produits par le bombyx à différentes époques de son existence.
* Le premier est alcalin j| c'est, pour ainsi dire, Turine du Ver à soie.
Le second est neutre, c'est -à-dirè ni acide, ni alcalin; d^est la salive ou sue gastrique du papillon.
' Le troisième est fortement acide; c* est ta liqueur éxcrémentitlelle du papillon, ou plutôt le résidu de la transformation de la chenille en papillon où animal parfait.
' Certes il y a \k matière à des recherche» curieuses' pour les entomologistes et les physiologistes.
Fixation dés cocons pour graine.
Tous les magnaniers savent qu'il y a de Tinconvénienl à ce i|iie leis oocpDs choisis pour la prodacii^n de« oftfs Qf^ #9i#Qt pas ^xéf d'une munièfe qMcotiqiieaii moiBfAiit Q^ l#s papillons le»perc6n^ Nous avons essayé diffmnu iglTOç^àm ppi^r xi^x^iT cette fii^cion d'une tnwièire: a^pople^ éçQpomiqiie et rapide. Nous nous somiy^e» arré^
ie$ au i»uîvanl« que nou» croyions avoir déjà ilé mis en inmge par M. Beauvais.
^ De grandes feuilles de paj^ier ont ëlé enduites^ sur toute leur surface , d*une couche épaisse cle colle de *farine bien conststanfe : puîs les cocons y ont ët^ appliqués côte à côte, par rangéeé parallèles. On: n'a laissé qu^un petit intervalle, d'un cjentimètre enyii^on , entre les v(^ngées^ Si ^i intervalle eiii plus grand, leé papUloi|s naiseiants np peuvent atteindra les eocons voisins -H s'^ cramponner pour quitter le leur; sMI est (rop petit; lià certain nombre de papillons se trouvent empiisonnèsét meurent. Ce procédé nous a parfaitement réussi^ et nous u^ en dhercberons pas d'autre; il est, a ailleurs, tfès«espé<Ktif : peu d'histatlté ont suffi pour disposer lés 7 kilcg. de cocons réservés pour graine.
Proportions des naissances des papillons.
Nous avons conclu , Tannée dernière, de nos obser^ vttif^ns mir cet o^éli qu'il convenait, pour avoir m némbYe égtil d« mftl«« et de feMeltes le troisième oti 4e quatrième jour de^tiaiiea nées 4 de réeerver lescoeotié dans la proportion de f oo tnà^ee et soo femelles. Voici le résutlal de eette méthode, que nous avons mise en patiqueen fSSg.
JOURS des